Vidéo de Pierre Cabaré sur la pension alimentaire 

Pensions alimentaires, un sujet majeur de notre société

1,5 millions d’enfants bénéficient d’une contribution à l’éducation. Plus d’1/3 de ces bénéficiaires subissent les impayés et les paiements irréguliers du parent débiteur. Les précédentes lois ont permis d’améliorer les possibilités de recouvrement des impayés de pensions alimentaires, et je sais le travail considérable mené par la CAF et par l’Agence de Recouvrement des Impayés des Pensions Alimentaires (Aripa) qui luttent contre ce véritable fléau. Il faut aller plus loin dans la protection des femmes et des hommes qui subissent les irrégularités ou les refus de paiement de pensions alimentaires, les créanciers ne peuvent pas rester sans ressources durant de longs mois. Être une famille, ensemble ou séparée, signifie contribuer à l’éducation et les bonnes conditions de vie de leurs enfants.

Aujourd’hui, seulement 20% des personnes concernées s’adressent à l’Aripa pour engager une procédure de recouvrement des impayés. Ce faible taux découle de la méconnaissance du dispositif, des lourdeurs administratives mais surtout de la crainte de mettre en cause l’autre parent et d’altérer ses relations avec les enfants. Je propose que l’Aripa perçoive automatiquement les pensions alimentaires auprès des débiteurs pour les reverser aux créanciers pour qu’ils n’aient plus à engager eux-mêmes une démarche de recouvrement. Cette initiative permet de sécuriser les finances des parents, et de préserver les liens familiaux, car ils seront désormais dénués de toute négociation économique.