Lettre au Ministre de l’Intérieur pour rétablir la sécurité à Blagnac / 27.07.2020

Depuis plus de 2 ans, le Commissariat de Police de Blagnac est fermé la nuit et le dimanche, ce qui a eu pour conséquence inévitable de perdre progressivement la maîtrise de la sécurité dans cette ville de près de 30000 habitants. Depuis février 2020, un squat s’est en plus installé dans les locaux désaffectés et insalubres d’une ancienne maison de retraite, et 6 mois plus tard, non seulement la situation perdure, mais de surcroît, ce squat est devenu le théâtre de 1000 et une scènes de délinquance, au grand dam des riverains. J’ai donc adressé le 27 juillet 2020 un courrier à M. Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur, pour que le Commissariat de Police de Blagnac soit enfin et rapidement réouvert 24h/24 et 7j/7. En voici le texte :
« Monsieur le Ministre,

J’ai reçu en ma permanence Madame Patricia B., habitante de la ville de Blagnac, qui m’a remis le courrier ci-joint, à propos de l’insécurité croissante qui règne dans cette ville. Je me permets d’appuyer sa démarche, car la ville de Blagnac, où j’ai installé ma Permanence Parlementaire, subit depuis plusieurs années une réelle dégradation de la sécurité publique. J’ai déjà

adressé plusieurs courriers à ce sujet à M. Christophe Castaner, mais, Monsieur le Ministre, il me semble nécessaire d’intervenir rapidement. Cette dégradation s’est notamment accélérée depuis 2 ans, à partir du jour où les horaires de fonctionnement du Commissariat de Police de Blagnac ont été revus à la baisse : fermeture la nuit de 20h à 8h du matin, ainsi que le dimanche toute la journée. Je vous demande de restaurer son ouverture 24h/24 et 7j/7, car les délinquants intensifient leurs délits 24h/24 et 7j/7. Actuellement, la nuit et le dimanche, ce sont les forces de police de Colomiers qui interviennent sur Blagnac, mais aussi sur Tournefeuille. Or, la ville de Colomiers étant distante de 10km de celle de Blagnac, la réactivité d’intervention est loin d’être optimale, et les délinquants l’ont bien compris. Le trafic de stupéfiants dans certains quartiers, ainsi qu’aux abords de ce squat, me préoccupe tout particulièrement. Dans un cité de Blagnac, il m’est arrivé une fois d’interpeller moi-même des dealers pris en flagrant délit, mais lorsque j’ai ensuite fait appel aux forces de police pour ma protection personnelle, j’ai dû attendre près de 45 mn. »

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

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