Insécurité à Blagnac et Toulouse : le Ministre de l’Intérieur répond au Député Pierre Cabaré / publié le 30.09.2021

Suite au courrier que j’avais adressé le 21 décembre 2020 à M. Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur, à propos de l’insécurité croissante générée par le trafic de stupéfiants, j’ai reçu sa réponse datée du 22 septembre 2021. La sécurité des citoyens de la circonscription dont je suis l’élu, fait partie de mes principales préoccupations depuis le début de mon mandat, et je ne lâcherai rien, tant que je serai député. Se sentir en sécurité dans sa vie de tous les jours, est une attente légitime de tous les citoyens vis-à-vis de leurs élus et des forces de l’ordre. Pour mémoire, voici le texte intégral de mon courrier initial du 21 décembre 2020 :

« Monsieur le Ministre,

            Je souhaite vous informer des points de vente de stupéfiants notoirement connus sur ma circonscription :

  • Cité des Barradels (Blagnac)
  • Quartier Andromède autour du lycée St Exupéry (Blagnac)
  • Quartier Belisaire (Blagnac)
  • Quartier des arcades autour du parking Lavoisier (Blagnac)
  • Place Arnaud-Bernard (Toulouse)

            Je suis particulièrement attentif à l’évolution de ces différents points, et je constate que depuis 3 ans, la vente à ces endroits ne fait qu’amplifier, et tout particulièrement à la Cité des Barradels de Blagnac où je suis moi-même intervenu, accompagné de riverains excédés. Il faut savoir que cette cité, auparavant paisible et appréciée de tous, regroupe 400 familles dont la vie quotidienne est empoisonnée par une poignée d’individus seulement !

            Plus préoccupant encore, c’est que des « lieux de deal » sont aujourd’hui présents dans la plupart des petites villes autour de Toulouse et Blagnac : Beauzelle, Aussonne et Cornebarrieu, pour ne citer que celles de ma circonscription.

            Il serait vraiment intéressant de « taper en accord avec la loi » dès que le moindre point de vente fait son apparition, car vous le savez, ces petits vendeurs gangrènent très rapidement tout un quartier si seule une faible résistance leur est opposée.

            A Toulouse, la Place Arnaud-Bernard est non seulement un lieu de vente de stupéfiants et de cigarettes de contrebande, mais aussi un lieu d’inégalité entre hommes et femmes. Des jeunes filles et des mères de familles s’y font régulièrement interpeler. Je constate également le même manque d’éducation de base à la Cité des Barradels de Blagnac, où les dealers n’ont aucun respect pour les personnes âgées qui y vivent depuis 40 ans.

Je sais que je peux compter sur votre détermination pour prendre en charge ces situations très préoccupantes, et je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments distingués. »

Et voici la réponse datée du 22 septembre 2021 que j’ai reçue de la part du Ministre de l’Intérieur :

« Monsieur le Député,

Par courrier du 21 décembre 2020, vous aviez appelé mon attention sur la situation de votre circonscription, au regard de l’évolution des points de vente de produits stupéfiants.

Attentif à vos préoccupations, je tiens à vous apporter les informations suivantes.

Les quartiers Barradels et Arnaud Bernard ont été dotés pour chacun d’entre eux, d’un groupe de partenariat opérationnel (GPO) animé par des policiers de sécurité publique. Attachés à mettre en synergie les différents acteurs locaux, ces GPO ont pour objectif d’établir un diagnostic de la délinquance puis de prévoir des actions tant préventives que répressives. Des points de vente de produits stupéfiants et de cigarettes ainsi déterminés ont donné lieu à une centaine d’opérations de voie publique, 66 procès-verbaux et 40 interpellations.

En outre, dans le contexte de la réorganisation des services de la sécurité publique de la Haute-Garonne, la création, le 1er mars 2021, d’une brigade spécialisée de terrain sur le secteur Ouest a permis d’accroître le nombre des opérations de voie publique dont la fréquence est désormais hebdomadaire. Ciblant les points de vente des secteurs Barradels et Andromède de la commune de Blagnac, ces opérations ont notamment recours au noiubveau dispositif sanctionnant l’usage de stupéfiants par l’établissement d’une amende forfaitaire délictuelle de 200€. Les autres opérations de voie publique réalisées de manière quotidienne ont pour objectif la sécurisation des halls d’immeuble et des parkings. Par ailleurs, les réunions mensuelles associant les partenaires locaux (mairie, police nationale, police municipale, bailleurs sociaux, maison de quartier…) permettent d’établir un suivi précis de la situation du quartier.

Les opérations de sécurisation sont également régulières aux abords du Lycée Saint-Exupéry, d’initiative ou sur réquisition du proviseur qui entretient par ailleurs des relations directes avec les policiers responsables du secteur.

En vous assurant de mon appui et de ma totale détermination à lutter contre les trafics qui affectent ces quartiers, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de la considération très distinguée. »

Pierre Cabaré / Député de Haute-Garonne

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