Mieux faire savoir que les sages-femmes peuvent désengorger les cabinets gynécologiques ! / amendement ABE00002 cosigné par Pierre Cabaré – publié le 23.11.2020

Le 20 novembre 2020, dans le cadre de la Proposition de Loi n°3470 visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, j’ai souhaité cosigner cet amendement n°ABE00002 proposé par ma collègue Aurore Bergé, députée des Yvelines, dont l’objectif est de mieux faire connaître au grand public l’étendue des compétences des sages-femmes, afin notamment de désengorger les cabinets gynécologiques.

En voici le texte intégral :

ARTICLE ADDITIONNEL :

APRÈS L’ARTICLE 2, insérer l’article suivant :

« Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le ministère des solidarités et de la santé mène une campagne d’information nationale, d’une durée minimale de 6 mois, diffusée sur tous supports, portant sur le rôle et les compétences des sages-femmes dans le cadre du suivi gynécologique. »

EXPOSÉ SOMMAIRE :

Ces dernières années, afin d’apporter la meilleure réponse possible aux besoins de santé de la mère et de l’enfant, la profession de sage-femme a vu ses missions s’élargir.

Les sages-femmes peuvent par exemple s’occuper du suivi gynécologique de prévention. Elles peuvent prescrire les contraceptifs sous toutes leurs formes et ont l’autorisation de réaliser des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses. Elles sont également compétentes en matière de dépistage des pathologies ou des infections sexuellement transmissibles et peuvent, à cette fin, réaliser ou prescrire les examens nécessaires.

Toutefois, nombreuses sont les femmes qui ignorent qu’elles peuvent consulter une sage-femme en lieu et place d’un gynécologue, dans le cadre de leur suivi gynécologique. Le statut, les compétences et les missions des sages-femmes sont encore souvent méconnus aujourd’hui.

Ainsi, cet amendement propose que soit menée par le ministère de la santé, une campagne de communication nationale sur le rôle et les compétences des sages-femmes dans le suivi gynécologique de prévention et de grossesse non pathologique.

Cet amendement présente un intérêt pour tous les professionnels de santé puisqu’une meilleure connaissance du rôle de chacun favorisera une meilleure prise en charge des patients, une meilleure organisation des soins sur le territoire et un désengorgement des cabinets gynécologiques.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Recommended Posts