Pierre Cabaré cosigne une tribune visant à renforcer la vie associative / publié le 4.03.2021

Pierre Cabaré cosigne une tribune visant à renforcer la vie associative / publié le 4.03.2021

Le 23 février 2021, j’ai cosigné une tribune dont les auteurs sont mes collègues Fabienne Colboc (députée d’Indre-et-Loire) et Bertrand Sorre (député de la Manche) visant à faire adopter définitivement 2 propositions de loi pour renforcer la vie associative si nécessaire en ces temps de crise sanitaire. Voici le texte de cette tribune :

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Pierre Cabaré cosigne une tribune pour dénoncer les conditions de travail des migrants sur les chantiers Coupe du Monde Qatar 2022 / publié le 4.03.2021

Pierre Cabaré cosigne une tribune pour dénoncer les conditions de travail des migrants sur les chantiers Coupe du Monde Qatar 2022 / publié le 4.03.2021

Le 4 mars 2021, j’ai cosigné une tribune dont l’auteur est mon collègue Vincent Ledoux (député du Nord) et qui vise à dénoncer les conditions de travail inhumaines que subissent les travailleurs migrants employés sur les différents chantiers des futurs sites de la Coupe du Monde de Football qui sera organisée par le Qatar en 2022. Voici le texte de cette tribune :

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Pierre Cabaré cosigne une tribune pour booster la souscription du Forfait Mobilité Durable (500€ d’aide de l’Etat par an) / publié le 19.02.2021

Pierre Cabaré cosigne une tribune pour booster la souscription du Forfait Mobilité Durable (500€ d’aide de l’Etat par an) / publié le 19.02.2021

Le 17 février 2021, j’ai cosigné une tribune dont l’auteur est mon collègue Jean-Marc Zulesi (député des Bouches-du-Rhône) et qui vise à convaincre les entreprises et leurs salariés de mettre en place et souscrire sans tarder le « Forfait Mobilité Durable » qui est passé de 400 à 500€ par an depuis le 1er janvier 2021. Vélo, trottinette, covoiturage ou encore transports publics : de très nombreux salariés peuvent encore profiter de cette aide importante mise en place par le Gouvernement. L’urgence climatique, cela passe aussi par chacun d’entre nous, en faisant évoluer nos comportements et nos habitudes, pour une planète plus propre. J’ai moi-même acheté un vélo pour mes courts trajets autour de ma Permanence Parlementaire. Voici le texte de cette tribune :

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Pierre Cabaré cosigne une tribune pour préserver les revenus des agriculteurs face à la grande distribution / publié le 18.02.2021

Pierre Cabaré cosigne une tribune pour préserver les revenus des agriculteurs face à la grande distribution / publié le 18.02.2021

Le 18 février 2021, j’ai cosigné une tribune dont l’auteur est ma collègue Martine Leguille-Balloy (Députée de Vendée), et qui vise à mieux faire appliquer l’esprit de la Loi EGALIM dans les négociations commerciales entre les agriculteurs et la grande distribution : mieux prendre en compte les coûts de production, signer des accords-cadres, multiplier les contrôles de la DGCCRF, etc. Comment tolérer qu’en 2021, un agriculteur ne soit pas rémunéré au juste prix de son travail ? Ci-dessous le texte complet de cette tribune.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

69 députés appellent le Président d’Egypte Al-Sissi à libérer les prisonniers politiques / lettre cosignée par Pierre Cabaré – publié le 8.12.2020

69 députés appellent le Président d’Egypte Al-Sissi à libérer les prisonniers politiques / lettre cosignée par Pierre Cabaré – publié le 8.12.2020

Le 4 décembre 2020, à la veille de la visite officielle en France du Président d’Egypte Al-Sissi, j’ai souhaité cosigner avec 68 de mes collègues députés, cette lettre qui lui est adressée, et qui l’exhorte à libérer dans les meilleurs délais les prisonniers politiques dans son pays. Cette lettre s’inscrit dans la démarche de soutien que nous (les députés) avons déjà initiée, aux côtés d’ONG comme Amnesty International, pour obtenir la libération du militant égyptien Ramy Shaath, l’une des figures laïques de la révolution de la place Tahrir, au Caire. Nous avons également été conviés par ces ONG à nous associer au rassemblement qui se tiendra ce mardi 8 décembre 2020 à 18h, place Édouard-Herriot, à côté de l’Assemblée Nationale, en solidarité avec le peuple égyptien et en soutien aux défenseurs des droits humains emprisonnés dans le pays.

Voici le texte intégral de la lettre adressée au Président Al-Sissi :
« Monsieur le Président,
L’Assemblée Nationale vous recevra officiellement lundi 7 décembre 2020. Ici, au Palais Bourbon, l’hémicycle accueille les 577 députés élus au suffrage universel, pour voter la loi et contrôler l’action du gouvernement. Sur ces bancs siègent des élus de diverses tendances politiques, ou non-inscrits, de droite, de gauche et du centre.
Tous ont en commun le respect de l’Etat de droit et représentent la société civile dans sa diversité. Chaque député bénéficie de l’indépendance et la liberté d’expression nécessaires à l’exercice de son mandat.Nous sommes donc particulièrement attachés à soutenir le respect de ces valeurs universelles, intimement liées à la démocratie, en France et dans le monde.
Cette Assemblée vous reçoit, Monsieur le Président, avec tout le respect dû au représentant de la grande nation égyptienne. Les relations bilatérales franco-égyptiennes sont en effet fondées sur des relations historiques denses d’amitié et de confiance, qui se sont fortement développées depuis quatre ans, dans de multiples domaines, tels que l’économie, la sécurité ou la recherche.
Ce partenariat est exigeant et nous appelle, nous parlementaires, à vous exprimer en toute franchise notre vive préoccupation sur le sort de nombreux intellectuels, défenseurs des droits humains, maintenus en détention provisoire et privés de liberté, malgré la crise Covid et les dangers qu’elle comporte pour la propagation du virus.
En voici une liste non exhaustive :Ramy Shaath, Abdel Nasser Ismail, Abdelrahman Tarek, Ahmed Douma, Alaa Abdel Fattah, Esraa Abdel Fattah, Ezzat Ghoneim, Gamal Abdel Hakim, Haitham Mohamedeen, Hisham Fouad, Hossam el-Sayyad, Hossam Moanis, Ibrahim Ezz El-Din, Ibrahim Metwally Hegazy, Ismail Al-Iskandarani, Mahienour al-Massry, Mohamed el-Baqer, Mohamed El-Massry, Mohamed Ibrahim, Mohamed Ramadan, Patrick George Zaki, Ramy Kamel, Solafa Magdy, Zyad al-Elaimy.
Par ailleurs, si nous nous réjouissons de la libération, hier, de dirigeants de l’Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR), nous n’en resterons pas moins vigilants sur leur situation. Nous avons noté les préoccupations exprimées par le ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, en particulier pour l’arrestation des dirigeants de l’EIPR.
Au-delà de cette expression entre les exécutifs de nos deux pays, nous voudrions vous appeler solennellement à mettre en place les textes internationaux dont l’Egypte est signataire, et à œuvrer activement à la libération sans conditions des prisonniers politiques. Le fait de continuer de maintenir en détention des prisonniers d’opinion, contrevient non seulement à nos intérêts communs, mais aussi au fondement de nos relations.

Ce signal en faveur de la société civile contribuera à rapprocher davantage l’Egypte d’une paix civile conformément aux droits et libertés fondamentales inscrites dans la Constitution égyptienne.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération. »
  • Les 69 députés cosignataires de cette lettre : Mireille Clapot, Erwan Balanant, Delphine Bagarry, Marie-Noëlle Battistel, Yves Blein, Claire Bouchet, Carole Bureau-Bonnard, Pierre Cabaré, Lionel Causse, Philippe Chalumeau, Annie Chapelier, Guillaume Chiche, Paul Christophe, Jean-Charles Colas-Roy, Eric Coquerel, David Corceiro, Jennifer de Temmerman, Marguerite Deprez-Audebert, Coralie Dubost, Nicole Dubré-Chirat, Frédérique Dumas, Elsa Faucillon, Laurence Gayte, Anne Genetet, Raphaël Gérard, Fabien Gouttefarde, Christine Hennion, Hubert Julien-Laferrière, Yannick Kerlogot, Anissa Khedher, Bastien Lachaud, Jean-Luc Lagleize, François-Michel Lambert, Marion Lenne, David Lorion, Jacques Marilossian, Jean-François Mbaye, Jean-Luc Mélenchon, Paul Molac, Sandrine Mörch, Danièle Obono, Matthieu Orphelin, Bertrand Pancher, Mathilde Panot, Patrice Perrot, Pierre Person, Maud Petit, Michèle Peyron, Christine Pires-Beaune, Claire Pitollat, Florence Provendier, Richard Ramos, Pierre-Alain Raphan, Hugues Renson, Cécile Rilhac, Mireille Robert, Nathalie Sarles, Sira Sylla, Aurélien Taché, Bénédicte Taurine, Stéphane Testé, Valérie Thomas, Elisabeth Toutut-Picard, Nicole Trisse, Stéphane Trompille, Frédérique Tuffnell, Nicolas Turquois, Laurence Vanceunebrock et Martine Wonner.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Stoppons l’exportation d’animaux vivants vers les pays ne respectant pas les normes européennes / tribune cosignée par Pierre Cabaré – publié le 4.12.2020

Stoppons l’exportation d’animaux vivants vers les pays ne respectant pas les normes européennes / tribune cosignée par Pierre Cabaré – publié le 4.12.2020

Le 4 décembre 2020, j’ai cosigné cette tribune de ma collègue Typhanie Degois, députée de Savoie, qui dénonce pour la énième fois les conditions inacceptables dans lesquelles les animaux sont parfois transportés lorsqu’ils sont exportés de France vers certains pays d’Afrique, d’Asie ou encore du Moyen-Orient : comme le fait déjà l’Allemagne, la France ne doit plus hésiter à stopper à temps un projet d’exportation, dès lors que des présomptions sérieuses de maltraitance des animaux lors de leur transport ont été réunies. Voici le texte de cette tribune qui s’inscrit en droite ligne de nombreuses questions écrites que j’ai récemment posées au Gouvernement sur cette question de la maltraitance des animaux lors de leur transport, notamment par mer :

Exportations d’animaux vivants : défendons un élevage de proximité !

De nouvelles images parues ces derniers jours montrent le calvaire de bovins nés et élevés dans nos territoires, transportés jusqu’en Afrique et au Moyen-Orient dans des conditions sordides avant d’être abattus en dépit de toute règle élémentaire. De tels faits sont indignes de notre Etat de droit et de l’agriculture de qualité que nous défendons chaque jour, d’autant plus lors que le problème est connu des autorités depuis de nombreuses années.

Cette situation déplorable n’est pas isolée, en 2019 plus de 146 millions d’animaux d’élevage ont été envoyés depuis la France vers des pays étrangers. Nous déplorons l’inertie des autorités françaises, alors que des violations manifestes de la réglementation européenne sur les transports d’animaux et des normes minimales de protection sont encore aujourd’hui révélées. L’application extraterritoriale des normes communautaires protégeant les animaux est reconnue depuis une décision de la Cour de justice de l’Union européenne de 2015.

La France a le devoir de faire respecter les lois. Mais le peut-elle si nous ne sommes pas en mesure de contrôler leur application, comme l’a affirmé M. Julien Denormandie, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, en réponse aux 21 parlementaires l’ayant récemment saisi sur le sujet ? Si nous ne sommes pas capables d’assurer un minimum de protection aux animaux transportés au-delà des frontières européennes, alors nous devons suspendre les exportations à destination des pays ne respectant pas les standards européens en matière de transport et d’abattage.

Le mois dernier, le tribunal administratif de Cologne a suspendu le transport de 132 génisses à destination du Maroc, au motif que le risque de maltraitance animale a des conséquences irréparables qui l’emportent sur la simple perte financière. L’Assemblée Nationale a adopté en octobre dernier une résolution européenne défendant la création d’un principe de proximité dans le but de favoriser le commerce de carcasses, plutôt que d’animaux vivants.

Outre la réduction des émissions de dioxyde de carbone, une telle mesure garantirait un plus grand respect du bien-être animal, tout en développant certaines activités dans nos territoires. Profitons des négociations en cours, dans le cadre de la prochaine politique agricole commune(PAC), afin de relocaliser les filières d’élevage dans leur intégralité en France, et épargnant ainsi aux animaux de subir des souffrances supplémentaires induites par les conditions de transport et d’abattage à l’étranger.

La refonte des aides couplées permettrait alors la valorisation de tous les animaux de troupeaux, ainsi que de l’engraissement en France. Les dispositifs du second pilier de la PAC représentent également une opportunité de redynamiser l’activité économique locale en restaurant le maillage territorial des abattoirs. Face aux enjeux moraux et aux problématiques juridiques découlant des exportations d’animaux vivants, nous soutenons un élevage de proximité respectueux des animaux et favorable au dynamisme économique de nos territoires.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Les fleurs plus fortes que la crise de la Covid-19 / tribune cosignée par Pierre Cabaré et publiée le 13.11.2020

Les fleurs plus fortes que la crise de la Covid-19 / tribune cosignée par Pierre Cabaré et publiée le 13.11.2020

Le 13 novembre 2020, j’ai cosigné cette tribune de mon collègue député de l’Hérault Patrick Vignal, pour sauver la filière de production horticole d’une crise où la pure concurrence et l’opposition économique doivent cesser, et laisser place au partenariat et à la complémentarité économique qui permettront de la surmonter. En voici le texte :

« Je sais à quel point la situation est difficile pour les commerces qui voient leur activité stoppée net. Nous pouvons et devons rebondir face à cette crise. Les fleurs peuvent nous montrer la route. Aujourd’hui, les fleuristes, les jardineries et pépiniéristes qui étaient livrés par des horticulteurs sont fermés. Cela représente des milliers de fleurs et de produits jetés à la poubelle. La grande distribution, quant à elle, reste ouverte. Ensemble, ils peuvent montrer que l’on peut réinventer une relation économique unie pour surmonter la crise.

Comment ?

Je propose, en tant que parlementaire et spécialiste des centres-villes, de créer un droit d’asile pour les produits des horticulteurs et pépiniéristes dans les grandes surfaces et chez les fleuristes en click & collect volontaire. Ces produits seraient mis à la vente, et leurs bénéfices pourraient alimenter un fonds départemental de solidarité géré par les fleuristes. Je n’y vois que des avantages. Les magasins seraient fleuris, ce qui pourrait permettre de faire retomber un peu de tension en ces temps compliqués. Cette mise à disposition n’amène pas de flux supplémentaire, et l’on continue la bataille contre le virus en prenant en compte les nécessaires mesures sanitaires actuelles. Je sais les Français solidaires : ils achèteront des fleurs pour soutenir cette filière. Et les fleurs ramèneront de la vie et de la nature dans les espaces où nous vivons confinés. Enfin, et surtout, cette nouvelle manière de s’entraider sur le plan économique éviterait à la filière horticole et pépinière française de faire faillite à chacun des échelons.

Une proposition réaliste

J’ai pris attache au niveau local et national avec plusieurs acteurs de cette filière, qui ont répondu favorablement à la faisabilité de cette proposition. La mise en place serait simple et les effets seraient à la fois positifs et immédiats. Enfin, sur le long terme, le fonds de solidarité pour les professionnels en difficulté permettrait de sauver les entreprises les plus en difficulté.

Solidaires et coordonnés

Divisés et seuls, nous perdons. Dans une filière, une entreprise de la chaîne qui ferme oblige les autres à fermer ensuite. Mais si nous ramons tous, solidaires, coordonnés, dans le même sens, nous nous sauvons tous. Profits et pertes peuvent être partagés. En tant qu’élu de notre République française, je considère que le politique doit oser essayer, proposer, bousculer les habitudes pour tous nous amener vers une amélioration sociétale et économique. Prenons cette crise majeure pour une occasion de nous réinventer positivement. Les soignants montrent la voie, chaque jour, face à un danger mortel. Inspirons-nous de leur force, de leur capacité à imaginer et faire face, de manière solidaire, pour avancer ensemble. La question aujourd’hui n’est pas de gagner de l’argent, de faire fortune, comme certains tentent de le faire aux dépens d’autres en ces temps de crise, mais de se serrer les coudes intelligemment. C’est un chef d’entreprise dans la vie civile qui le dit. Avec un seul objectif majeur : surmonter ensemble les conséquences économiques du confinement afin de pouvoir agir ensemble, demain, différemment. C’est cela, « faire société », et se battre pour continuer à « faire société ». »

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Confinement en vigueur depuis le 30.10.2020 : lettre aux petits commerçants / publié le 02.11.2020

Confinement en vigueur depuis le 30.10.2020 : lettre aux petits commerçants / publié le 02.11.2020

Face aux difficiles mesures de confinement mises en oeuvre depuis le 30 octobre dernier, j’ai décidé de cosigner la lettre suivante, initiée par ma collègue députée Monique Iborra, et également cosignée par 3 autres députées de la Haute-Garonne (Corinne Vignon, Sandrine Mörch et Elisabeth Toutut-Picard), afin de mieux expliquer aux petits commerçants l’importance du soutien que le Gouvernement a mis en place en leur faveur pour passer cette période délicate :

« Madame, Monsieur, les annonces visant à fermer certains commerces de proximité ont été incomprises et révèlent un sentiment d’injustice du fait des distorsions de concurrence qui ne sont certes pas nouvelles, mais qui apparaissent au grand jour alors que les grandes surfaces et le commerce en ligne ne connaissent pas les mêmes interdits. Si les mesures prises par le Gouvernement en matière économique et en faveur des entreprises sont inédites et reconduites, M. Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances, a déclaré hier un soutien économique massif, encore plus puissant que lors du premier confinement. Le Fond de Solidarité va être porté jusqu’à 10000 euros par mois pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement.

Les annonces récentes du Premier ministre ont rétabli l’équité entre grandes surfaces et petits commerces. Il a également ajouté qu’un nouveau point d’étape serait fait dans les 15 jours. Cependant, nous savons que, si les aides de l’État sont indispensables, elles ne peuvent vous satisfaire à elles seules, votre souhait étant d’avoir la possibilité d’ouvrir vos commerces pour pouvoir vivre d’abord de votre travail. L’état sanitaire de notre pays aujourd’hui, comme celui de nos voisins, très préoccupant et pas toujours ressenti comme tel par nos concitoyens, nécessite des mesures qui peuvent paraître difficiles à mettre en œuvre, la solution n’étant pas d’enfreindre des règles dont dépendent la sécurité sanitaire de chacun. C’est la raison pour laquelle, avec les députés de notre groupe parlementaire, nous avons plaidé et obtenu qu’au-delà des aides financières, vous puissiez bénéficier de la vente «click et retrait en magasin» : un particulier pourra par téléphone ou internet passer une commande, ce client sera autorisé à se déplacer pour aller chercher sa commande dans le magasin ou se faire livrer également. Ce qui n’était pas possible en mars dernier le devient aujourd’hui avec la nouvelle attestation. Cependant, nous savons qu’un magasin sur trois seulement possède un site internet, et ceci n’est pas récent.

Pour y pallier, le Gouvernement a annoncé 100 millions d’euros du Plan de Relance pour accompagner les chefs d’entreprises par des aides directes ou crédits d’impôts, afin de digitaliser leur entreprise. Les communes seront accompagnées pour mettre en place des plateformes digitales appelées «Ma ville, mon shopping» sur lesquelles les administrés pourront trouver l’ensemble des commerçants et acheter en ligne. Nous vivons aujourd’hui, et pour quelques mois sans doute encore, un climat difficile et anxiogène pour tous. Soyez assurés que nous nous efforçons de répondre aux conséquences de cette crise sanitaire inédite notamment par son ampleur sur notre tissu économique et ses impacts sociaux et humains. Nous avons besoin les uns des autres pour passer cette période difficile, vous pouvez compter sur nous, nous comptons sur vous. Restant à votre disposition, nous vous prions, Madame, Monsieur, de croire en l’assurance de nos sentiments les meilleurs. »

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Une journée à l’Aéroport le vendredi 02 octobre 2020 / publié le 30.09.2020

Une journée à l’Aéroport de Toulouse-Blagnac
le vendredi 02 octobre 2020 / publié le 30.09.2020

Le vendredi 02 octobre 2020, « Une journée à l’Aéroport » à Toulouse Blagnac.

  • Journée-débat
    • 4 tables rondes animées par des élus et des acteurs majeurs de l’Aérien, dans les salons du NH Hôtel.
  • Le savoir-faire
    • Intervention d’acteurs majeurs, participation et échanges.
  • Pot Républicain
    • Déjeuner de tous les intervenants (participation à prévoir) et pot Républicain de clôture.

Réservations et inscriptions souhaitées

Non à une écotaxe sur le transport aérien ! / publié le 25.09.2020

Non à l’écotaxe sur le transport aérien ! publié le 25.09.2020

Mon collègue Jean-Luc Lagleize, Député de la Haute-Garonne, avec lequel je partage la coprésidence du Groupe d’Etudes Aéronautique et Spatial à l’Assemblée Nationale, m’a proposé le 25 septembre 2020 de cosigner son excellente tribune « Non à l’écotaxe sur le transport aérien » dont voici le texte original :

« L’industrie aéronautique est l’un des fleurons de l’industrie française les plus touchés par la crise économique. Ce fleuron représente 58 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 34 milliards d’euros d’excédents commerciaux et génère 300 000 emplois directs et indirects, non seulement à Toulouse, mais dans tous les territoires de notre pays. Le savoir-faire et les compétences d’excellence de notre pavillon font briller notre pays sur la scène européenne et internationale puisque la France est l’un des seuls pays au monde à être capable de construire des avions civils, des avions militaires et des hélicoptères ! Mais l’écroulement du transport aérien dans le monde a engendré un coup d’arrêt brutal pour cette industrie. Le plan de soutien du Gouvernement de 15 milliards d’euros est à la hauteur des enjeux, mais il ne pourra malheureusement durer qu’un temps. L’industrie aéronautique de notre pays va donc devoir ajuster sa production à la santé du transport aérien.

C’est pourquoi toutes les mesures qui permettront une relance rapide de ce secteur sont bienvenues, d’autant que le rebond de la crise sanitaire éloigne un peu plus chaque jour les perspectives de redémarrage. Dans ce contexte de très grande fragilité, la Convention citoyenne pour le climat propose à juste titre de diminuer les gaz à effet de serre émis par le transport aérien. Plusieurs recommandations sont à saluer, comme la compensation des émissions qui ne pourraient être éliminées par des puits de carbone ou encore le soutien au déploiement d’une filière de biocarburants pour les avions. Toutefois, d’autres propositions s’avèrent contre-productives pour les secteurs de l’aéronautique et du transport aérien français. Parmi ces mesures qui participent au flygskam (« honte de prendre l’avion » en Suédois), la perspective d’une écotaxe sur le transport aérien est une véritable aberration économique et un contresens écologique. Aberration économique car elle aggraverait les difficultés du secteur.

Une telle écotaxe coûterait plus de 150 000 emplois directs au transport aérien et à l’aéronautique en France, selon une étude d’impact réalisée par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). En outre,cette mesure reviendrait à récupérer en partie les aides versées dans le cadre du plan de soutien à la filière aéronautique. Contresens écologique car le secteur aérien a besoin de financements pour investir massivement en faveur de la décarbonation et de la transition énergétique. Plutôt que d’ajouter de nouvelles taxes qui viendraient obérer la capacité à investir, nous devons accompagner et inciter à l’accélération de ce virage écologique.Il convient ainsi d’accompagner le secteur de l’industrie aéronautique vers la réduction de la consommation de carburant, l’électrification des appareils et l’expérimentation de carburants neutres en carbone comme l’hydrogène. Les récentes annonces d’Airbus nous prouvent d’ailleurs la volonté de nos fleurons de saisir cette opportunité unique afin de faire face au défi de la transition écologique, en proposant des aéronefs neutres en carbone dès 2035. Il convient aussi d’accompagner nos compagnies aériennes à décarboner leurs flottes en investissant dans des avions de moins en moins polluants dès aujourd’hui, puis au fur et à mesure des avancées technologiques.

Attention également aux fausses bonnes idées populaires, voire populistes, comme l’interdiction des lignes aériennes lorsqu’une alternative ferroviaire existe en moins de 4h (voire moins de 2h30): les prochains avions électriques seront dans un premier temps de petits modèles qui emporteront peu de passagers. Ces avions doivent pouvoir être testés en exploitation réelle pour permettre des sauts de capacité, et ce sont justement les petites lignes que certains veulent interdire qui seront les lignes d’accueil de ces avions vertueux. Nous pouvons avoir demain une planète plus verte avec des déplacements en avion ayant zéro émission entre des aéroports à énergie positive. Des déplacements bien moins polluants que certains autres nécessitant des infrastructures terrestres lourdes et coûteuses. Cessons donc de promouvoir une écologie punitive et accompagnons notre industrie aéronautique et nos compagnies aériennes vers la décarbonation par l’incitation et la responsabilité ! ».

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne