Tous ensemble pour le « bassin toulousain » / 10.07.2020

L’aéronautique survivra, l’Europe est à la manœuvre… C’est une industrie vitale pour le monde d’après ! Toulouse par contre va subir une crise économique sans précédent…

Préserver l’emploi…  Les paroles ne suffiront plus à éviter que la pire crise jamais connue par l’aviation civile, ne fasse des ravages en termes d’emplois dans notre région. Les premières victimes sont les compagnies aériennes, les aéroports qui les accueillent, ainsi que les acteurs majeurs et les sous-traitants de cette industrie qui fait la richesse et la fierté de notre région, l’Occitanie.

J’ai toujours voulu dire la vérité.

La chercher d’abord, c’est une évidence, en comprendre les causes ensuite, et surtout l’exprimer, même si elle est cruelle, pour que tout soit mis en œuvre pour éviter le pire.

Attendre que le salut vienne par enchantement n’est pas pour moi une option.

Tout ne sera pas facile à dire, mais il sera indispensable de l’entendre.

Restons sérieux et efficaces…  Ce ne sont pas les multiples rapports, émanant des uns et des autres, qui changeront les choses. J’ai suffisamment critiqué ce mal quelque peu français, de produire des rapports sur tout et n’importe quoi, pour ne pas y succomber quand on parle de sujets aussi sérieux que la sécurité, les banlieues, le logement, ou l’avenir de l’aéronautique…

C’est pour dire ces vérités, parfois cruelles, que j’ai été élu, et pas pour endormir les peurs avec de courtes analyses aux lendemains qui déchantent. D’autres l’ont fait et cela m’a toujours indisposé.

«C’est toute la filière économique dépendant du transport aérien qui est en danger, voilà le postulat. Toulouse est en première ligne».

Les 15 milliards dégagés au niveau national sont une étape indispensable, Emmanuel Macron et son ministre Bruno Lemaire ont agi rapidement pour fixer le cap, mais il faut aller encore plus loin. Il

faut accepter que ces 15 milliards puissent irriguer tous les sous-traitants qui en ont un besoin vital, les 2/3 doivent permettre de sauver l’emploi de toute la filière.

Le risque est grand… C’est près de 110 000 emplois directs dans le grand Sud, dont 40 000 dans le seul bassin toulousain, qui sont concernés, et plus de 800 entreprises innovantes sont plongées dans l’incertitude. Le nombre de métiers induits par cette industrie est considérable, des filières entières, pourvoyeuses d’emplois qualifiés risquent leur avenir dans les prochains mois.

Toulouse risque d’en payer le prix fort, il faut donc que tous ensemble nous agissions avant que l’irréversible ne se produise. Tous les élus, et il n’y a pas d’échelon, doivent unir leurs efforts pour parler d’une seule voix à l’unisson de celles du Ministre des finances, impliqué et en première ligne, et du Président de la République qui au niveau européen déploie une forte énergie que nous souhaitons salutaire.

AIRBUS, fleuron européen, avec ses sous-traitants, rentre dans une zone de turbulences, et les perspectives sont alarmantes…

Un plan drastique est annoncé… 40 % d’activité en moins pour AIRBUS, c’est une réduction d’activité programmée à un niveau jamais atteint, jusqu’au moins en 2025, pour «passer le trou d’air».

En quelques mois, on passe du meilleur au pire.

Mes inquiétudes, je veux les partager avec vous, le grand plan européen de relance ne doit pas cacher la réalité de l’âpreté de la compétition, l’Allemagne vient rarement pour rien sur le terrain économique…

750 MILLIARDS d’euros de dettes collectives, validées par la première économie de la zone, jusqu’ici réticente à tout endettement européen, peut faire réfléchir ceux qui restent lucide.

C’est une avancée, évidement, mais il ne faudrait pas qu’elle ait un prix exorbitant à payer pour le «bassin Toulousain» …

Qui en paiera le prix ? Tout cela évidemment aura un coût, ne nous y trompons pas, chaque projet européen fera désormais l’objet d’âpres tractations, des agences européennes aux chaînes de montage. Ceux qui se réjouissent trop vite des effets d’annonce peuvent un jour déchanter. L’aéronautique ne doit pas être la variable d’ajustement politique, le «bassin toulousain» est en première ligne.

Mais attention, ne commettons pas en plus l’erreur de nous saborder nous-mêmes, en mettant en péril une filière entière pourvoyeuse d’emplois qualifiés, au nom d’énergies futures qui ne sont toujours pas disponibles. L’exigence environnementale ne justifie pas la mise à mort d’une filière économique qui depuis des années progresse dans les efforts en faveur de l’environnement. Pour poursuivre le chemin de la transition écologique, il faut de l’activité et les moyens qui vont avec.

Ce qui n’existe pas encore ne pourra pas sauver une filière… On parle d’avion vert, à l’horizon 2035, ce qui est très court en «temps aéronautique», ce sera une très bonne chose quand la communauté mondiale en disposera.

Mais d’ici là, c’est toute une filière qui doit pouvoir vivre de son activité. L’aviation fait partie de ces industries qui ont changé le

monde, en faisant progresser la technique et la technologie dans tous les domaines… C’est une industrie qui innove, gravissant chaque marche, sans avoir attendu personne pour s’appliquer cette exigence environnementale que tous réclament aujourd’hui.

L’hydrogène est une piste sérieuse dont cette industrie doit s’emparer sans tarder, et il est grand temps qu’une partie significative du chiffre d’affaires et des bénéfices, y soit consacrée.

On n’a jamais basé, et on ne basera jamais sérieusement une filière entière, qui concerne 110 000 personnes dans notre région, sur un produit qui à ce jour n’existe pas.

Rien n’est jamais acquis, nous le savons, ensemble nous devons dynamiser l’avenir du bassin toulousain…

«Nos forces doivent être conjointes pour que TOULOUSE reste le pôle aéronautique européen que des générations d’ingénieurs et d’ouvriers qualifiés ont réussi à hisser à la place qui est la sienne».

Pour ma part, avec vous, je n’entends pas ménager ma peine.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Ma lettre ouverte : « Air France doit redécoller ! » 23.04.2020

La pandémie mondiale sans équivalent depuis près de 100 ans est une catastrophe humaine et industrielle. Le secteur de l’aéronautique est touché de plein fouet par la crise du Covid19. Que faire demain ? Trois axes majeurs.

1er axe : un plan Marshall pour Air France

La France est, comme le montrent les études de l’Organisation Mondiale du Tourisme, la première destination touristique dans le monde avec près de 90 millions d’entrées sur le territoire. Le trafic passager en France en 2019 a augmenté de 3,8 %, dépassant 214 millions de passagers au total selon l’étude annuelle de l’Union des Aéroports Français. D’après l’étude économique de la Direction Générale des Entreprises (DGE) de décembre 2019, la consommation touristique intérieure, avec 173 milliards d’euros en 2018, progresse pour la deuxième année consécutive et son poids atteint 7,4 % du PIB. Le poids du tourisme dans le PIB est à comparer avec la prévision du gouvernement d’un déficit de 7,6% du PIB dans le projet de loi de finance rectificatif d’avril 2020. Air France, avec plus de 100 millions de passagers transportés chaque année contribue

très largement à ces résultats. Tous les jours actuellement, Air France est le fer de lance stratégique dans sa mission de service public avec les vols qui sont réalisés pour le rapatriement des ressortissants français et européens, ainsi que l’acheminement du fret nécessaire à la gestion et au traitement de la crise actuelle. Or, Air France perd plus de 25 millions d’euros par jour et sera en cessation de paiement sous 3 mois si aucune aide ne lui est octroyée. Il faut donc qu’une aide financière extraordinaire soit allouée pour traiter les effets de la crise actuelle, mais également pour la sortie de crise et les mois ou années à venir. Ce plan Marshall ne viendra pas des USA comme en 1948, mais doit être supporté par l’État, avec des conditions proches de celles du plan Marshall. Un prêt accordé par les banques avec une garantie de l’État permettra d’éviter une cessation d’activité et une reprise favorable, car il en va de l’avenir du transport aérien en France en sortie de crise. Et nous avons besoin de l’aviation pour aborder le futur. Des contreparties seront bien évidemment envisageables comme pour le plan Marshall, et il faudra les définir en temps utiles.

Ce plan Marshall est tout à fait compatible avec les objectifs de l’Article 107 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne. Cet article précise, dès l’introduction dans l’alinéa 3, que les aides d’État doivent favoriser une croissance intelligente, durable et inclusive dans un marché intérieur concurrentiel. Ces aides doivent également se concentrer sur les cas ayant la plus forte incidence sur le marché intérieur, simplifier les règles et accélérer le processus de décision. Il va falloir faire un choix crucial rapidement pour la sauvegarde de la compagnie nationale, mais pas uniquement. Il ne faut pas que l’aide de l’Etat soit un simple miroir de ce que l’Etat italien a fait pour Alitalia. Une aide de plusieurs centaines de millions d’euros, avec un placement d’Alitalia sous le régime de l’administration extraordinaire prévu par la loi italienne sur les faillites, puis une vente des actifs de la compagnie, vont entrainer sa disparition à très court terme.

Il faut être plus ambitieux pour Air France. Il faut que la compagnie nationale soit en mesure de reprendre son activité et de la développer rapidement. Au-delà de l’aide financière immédiate et directe, il faudra également faire une pause de plusieurs années dans la collecte de certaines taxes, dont la taxe de solidarité sur les billets d’avions, dite taxe Chirac, entre autres.

Il faut faire d’Air France le champion européen et mondial de demain.

2e axe : garder la maîtrise du ciel français

« Le transport aérien, qui permet de relier les personnes et les régions, joue un rôle essentiel dans l’intégration et la compétitivité de l’Union Européenne, ainsi que dans l’interaction de celle-ci avec le reste du monde. » C’est la première phrase du texte publié par la Commission Européenne en 2014 concernant la politique en matière d’aides d’Etat dans le secteur de l’aviation. L’intégration, le désenclavement et la continuité territoriale, sont les axes principaux de ce texte qui doit s’appliquer à toutes les compagnies aériennes. Pour autant, les compagnies dites low-cost sont sur des marchés visant à « chasser » les lignes les plus rentables : elles exploitent les règles nationales et internationales à leurs limites (et parfois au-delà), afin de tirer le maximum de profits et le maximum de subventions. Elles ont des modèles économiques qui leur permettent souvent d’avoir des réserves financières plus importantes que les compagnies « majors ». Cela leur permet actuellement de respecter les règles européennes obligeant les compagnies à proposer l’option du remboursement des billets des vols annulés en lieu et place des reports de voyage ou des avoirs qui sont mis en place par les compagnies « majors ». Ce qui, comme le soulignait le directeur général de l’International Air Transport Association (IATA), « peut représenter des inconvénients pour les passagers, mais est une question de survie pour les compagnies aériennes ayant un énorme problème de cash devant elles ».

Anne Rigail (DG Air France)

Mais les règles mises en place dans le cadre européen permettent des inégalités redoutables et l’utilisation de dispositifs nationaux alors même que les règles de concurrence ne sont pas les mêmes. Si l’on prend le cas d’EasyJet en cette période de crise, pas question de service public ! Depuis le 1er avril, la totalité des activités en France sont à l’arrêt. La quasi-totalité de ses salariés est en chômage partiel, bénéficiant ainsi de la disposition mise en place par le gouvernement français où l’administration se substitue à l’employeur pour payer ce qui est dû aux salariés.

Le Président de la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM), estime que cela fait polémique en déclarant qu’« il n’est pas logique qu’une entreprise qui paye seulement une partie de ses cotisations et de ses taxes, et qui ne s’acquitte pas de l’impôt sur les sociétés en France, bénéficie du même système d’aides publiques que les autres qui payent tout. » C’est bien le cas d’Air France, qui paye toutes les cotisations, taxes et impôts en France, et qui dans le même temps doit avoir une politique sociale exemplaire, tout en ayant des tarifs proches des low-cost pour être et rester compétitive.

Air France, c’est aussi HOP et Transavia France qui opèrent principalement au départ d’Orly pour desservir la totalité du territoire. La menace n’est pas voilée, lors de la reprise des vols, de ne revoir que ces compagnies low-cost étrangères à Orly, et ainsi de perdre la maîtrise du ciel français pour Air France, HOP et Transavia France. Mais la menace plane surtout sur l’Etat français, qui perdra les sources de revenus associées à cette exploitation. Il faudra certainement ajouter une condition de paiement des impôts, taxes et cotisations dans l’état aux 4 déjà existantes de l’arrêt Altmark : jugement rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne encadrant l’attribution des aides d’Etat versées en compensation de la réalisation d’un service public par une entreprise privée, dans le domaine des transports publics terrestres, qui fait jurisprudence pour tout service public, plus généralement. Il sera également nécessaire d’ouvrir plus largement la notion de service public, afin de positionner plus sereinement Air France et les compagnies du groupe sur cette mission.

L’Etat français doit garder la maîtrise du ciel français, avec l’aide d’Air France.

3e axe : un développement éco-responsable

Aujourd’hui et depuis de nombreuses années déjà, le souci environnemental est devenu primordial pour le milieu aéronautique, et c’est même une préoccupation prioritaire d’Air France. Mais il nous faut d’abord dire ce que la chaire Pégase et les scientifiques constatent : que le transport aérien est un contributeur modéré aux émissions polluantes. A peine 2 à 3% de dioxyde de carbone pour l’aérien, et seulement 14 % de la filière transport, pour lesquels, bien entendu, l’aéronautique doit prendre sa part dans la lutte contre la pollution. Pour ce faire, il faudra, à court terme, que des investissements soient réalisés, entre autres, dans l’achat d’avions de dernière génération, afin de contribuer à cette préoccupation environnementale. le Groupe Air France-KLM, grâce aux orientations prises par Ben Smith (président du Groupe) et déclinées à Air France par Anne Rigail (DG) et chez KLM par Pieter Elbers (DG), est déjà sur ce chemin. Les investissements réalisés pour acquérir les Airbus 350, 220 et les Boeing 787 vont dans ce sens. Ces avions contribuent à la diminution des émissions polluantes par les améliorations mises en place par les constructeurs.

Les 2 entreprises Air France et Airbus représentent à elles seules près de 5% du PIB, et permettent un développement éco-responsable de l’industrie aéronautique.

Pour illustrer simplement le propos :

. pendant qu’un Airbus 380 consomme 12 tonnes de carburant à l’heure,

. un Boeing 747 n’en consomme que 10,

. un Airbus 350 n’en consomme que 6,

. un Boeing 787 n’en consomme que 5.

Le simple fait d’utiliser un Airbus 350 ou un Boeing 787, permet une économie immédiate de 25% de carburant par passager transporté, et donc une diminution immédiate de la pollution induite. Il faudra être en capacité d’investir encore plus dans ces nouveaux avions, et ce sera certainement une chance pour Air France et l’industrie aéronautique française dont Airbus est l’un des fleurons. Airbus a produit et livré 863 appareils en 2019. Les prévisions pour 2020 sont à peine de la moitié. Les aides demandées par Air France ne sont donc pas uniquement pour sauver la compagnie à court terme, mais aussi et surtout pour l’inscrire dans un développement d’après-crise, et pour ne pas perdre le Groupe qui représente près de 2% du PIB en France.

Le soutien d’Air France sera directement un soutien d’Airbus, afin de poursuivre la démarche entreprise dans la commande des A350 et des A220.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Airbus for ever 08.01.2020

[mk_fancy_title size= »20″ font_family= »Arial, Helvetica, sans-serif » font_type= »safefont » align= »center »]En ce début d’année, mes vœux s’adressent tout particulièrement à l’aéronautique, secteur d’activité à la pointe de la technologie, moteur incontournable de la croissance de notre région…[/mk_fancy_title]

Quand on choisit d’être candidat aux élections législatives de la très historique 1ère Circonscription de la Haute-Garonne, celle de Dominique Baudis, on sait par avance que tout ce qui touche à l’aéronautique en général, et à Airbus en particulier, sera le marqueur de tous les choix politiques que l’on sera amené à faire durant son mandat, si bien évidemment on est élu.

Ensuite, quand on est élu par une majorité d’électeurs de Toulouse,

Mondonville, Cornebarrieu, Beauzelle et Blagnac, bassin de vie totalisant plus de 150 000 habitants où est implanté un aéroport international en pleine mutation et en pleine croissance, qui se hisse au niveau des plus prestigieux aéroports européens : on se doit d’accompagner cette transformation.

Je souhaite la bienvenue aux nouveaux partenaires économiques qui ont relevé ce défi.

Désormais, tous les voyants sont au vert, surtout avec la présence en Occitanie du géant mondial de l’aéronautique, qui a toujours été d’une fidélité exemplaire envers sa région.

Quand on mesure la réalité humaine et économique d’une telle concentration sur un même territoire, on prend alors conscience que rien ne se fera qui ne soit digne d’une telle confiance, ni d’une telle exigence.

Que rien n’est possible si nous ne sommes pas à la hauteur de ce soutien sans faille, indispensable, en faveur de ce groupe de dimension planétaire qui, de son côté, donne tant à son territoire.

En fait, c’est un mariage de passion qui lie les citoyens et les élus (dont je fais partie, à la place qui est la mienne) à cette immense entreprise qui rend toujours au centuple ce qu’elle a reçu.

Lors de mes visites sur le terrain, je dialogue parfois avec des « aîné(e)s » qui me parlent avec émotion des Caravelles. Certain(e)s ont aussi assisté, émerveillé(e)s, au premier vol du Concorde, lors d’une très belle journée de juin 1969 : ce jour-là, tous ont été très fiers d’être Toulousain(e)s.

Dans le même esprit, nous sommes fiers que AIRBUS soit toujours en bonne place et en toutes lettres sur le maillot du Stade Toulousain.

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« Il faut dire que les fiertés se cumulent chez nous… Et des raisons d’être fiers, nous en avons… »

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Tout est dans l’ordre des choses pour les habitants de notre circonscription qui aiment leur région, et qui respectent les acteurs majeurs de son développement produisant sa richesse, dont Airbus est le leader incontestable…

C’est aussi un mariage de raison. Car on ne peut ignorer le premier employeur d’une grande région dynamique, pourvoyeur d’emplois directs de qualité, de haute compétence technologique. Mais aussi débouché prioritaire de filières de formations d’excellence, entraînant dans son sillage vertueux des milliers d’emplois induits, qui font vivre

dans une prospérité méritée la 4e région française qu’est l’Occitanie.

Si l’Occitanie était un pays, sa puissance économique actuelle la placerait au 14e rang européen, au même niveau qu’une nation comme la Hongrie !

Airbus et son formidable attrait n’y sont sans doute pas étrangers. L’annonce récente de la création de 2000 emplois directs pour la période qui s’ouvre, en est l’éclatante confirmation.

Mais c’est surtout un mariage d’amour, de ceux qui durent, de ceux qui permettent de bâtir des projets ambitieux et novateurs, parce qu’on est en totale confiance.

Dans des relations d’une telle loyauté et d’une telle proximité, il ne peut y avoir que des gages d’amour. Les intentions et les discours sont sans effets pour cimenter cette réalité qui dépasse tous les clivages.

Airbus le sait : sans avoir besoin de le crier sous tous les toits, le député que je suis, un des représentants de la région à l’Assemblée Nationale, est et sera toujours à ses côtés.

D’ailleurs, en tant que Vice-Président du « G.A. Asie Centrale » à l’Assemblée Nationale, je vois bien que, lors des missions officielles que je suis amené à conduire au Kazakhstan ou encore en Ouzbékistan, mes interlocuteurs me parlent toujours en premier d’Airbus, de l’admiration sans borne que ces puissances en devenir portent à notre leader mondial de l’aéronautique.

Pour ces pays en plein développement, qui représentent donc des marchés potentiels significatifs pour la France, l’exemple d’Airbus fascine plus que jamais.

Et toujours, cette pointe d’admiration chez mes interlocuteurs, quand je parle de Toulouse à des milliers de kilomètres de chez nous :

« Ah oui ! La ville d’Airbus… ».

Oui, en effet, Toulouse et Airbus, c’est pour toujours…

Merci à tous les salariés d’Airbus (69 000 en France, dont 33 410 en Occitanie) qui nous permettent collectivement de voir toujours plus grand, humainement d’aller toujours plus loin ensemble.

Et qui permettent à chacun et chacune d’entre nous de rêver encore et toujours, même bien éveillé(e)…

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Co-Président du « G.E. Aéronautique & Spatial » à l’Assemblée Nationale

Le satellite toulousain Aeolus de mesure des vents 22.08.2018

Par Vincent Albinet (France 3)

Le lanceur Vega s’apprête à lancer ce mercredi soir depuis Kourou le satellite européen Aeolus, fabriqué à Toulouse par Airbus Defence and Space. C’est le premier satellite destiné à la mesure des vents sur l’ensemble du globe.

l devrait être très précisemment 18H20 min 09s, heure de Kourou et 23H20 min 09s, heure de Toulouse lorsque Aeolus, 1357 kilogrammes, dernier né des satellites toulousains fabriqués par Airbus Defense and Space, s’élancera dans le ciel de Guyanne.

Le premier satellite à mesurer les vents sur le globe terrestre

Ce sera le premier satellite qui mesurera les vents sur le globe terrestre depuis l’espace.  Il a été conçu dans le cadre du programme d’observation européen de la terre Copernicus. Jusqu’à présent, les vents étaient mesurés par des stations au sol, des bouées en mer, ou par des ballons-sonde ou des avions en altitude.

Cinquième lancement de l’année pour Arianespace, Aeolus sera placé en orbite.

La mission est prévue pour durer 55 minutes, du décollage à la séparation du satellite.

Aeolus permettra d’améliorer les prévisions météorologiques

Ensuite, Aeolus fournira aux scientifiques et aux météorologues des mesures directes à intervalles réguliers.

« Il sondera l’atmosphère avec un laser puissant et devrait ainsi aider à mieux comprendre les dynamiques au niveau des tropiques et les processus influant sur la variabilité du climat, mais surtout à améliorer les prévisions météorologiques », précise l’Agence spatiale européenne.

Le lancement initialement prévu mardi  avait été reporté de 24 heures en raison de » conditions météorologiques défavorables » au-dessus du centre spatial de Kourou.

Les explications de Frédérico Nicotra :

Guyane : décollage d’Ariane 5 avec 4 satellites Galileo à bord 25.07.2018

La fusée Ariane 5 a été lancée mercredi depuis Kourou en Guyane française, avec à son bord quatre satellites destinés au système de navigation européen Galileo.

J’ai assisté au tir depuis le centre spatial de Kourou avec la commissaire européenne Elzbieta Bienkowska, la ministre française de la Recherche Frédérique Vidal et le secrétaire d’Etat à la transition écologique Sébastien Lecornu.

Le système de géolocalisation européen, qui comportera à terme trente satellites, sera totalement déployé et opérationnel en 2021.

Le tir a eu lieu à 08h25 heure de Kourou (13h25 heure de Paris, 11h25 GMT). La durée de la mission est de 3 heures 56 minutes et 54 secondes.  Ariane 5 est chargée de placer ces satellites – d’une masse de 718 kg chacun – sur une orbite circulaire à près de 23.000 km d’altitude.

 

Aéroport Toulouse-Blagnac : Philippe Crébassa nommé Président du directoire 31.05.2018

Le Conseil de surveillance a désigné Philippe Crébassa, jusqu’alors directeur-adjoint de l’ENAC, pour succéder à l’actuel Président du Directoire, Jean-Michel Vernhes.

Au sein de l’ENAC, Philippe Crébassa a été l’un des deux adjoint de Marc Houalla avant que celui-ci ne rejoigne Aéroports de Paris et devienne successivement directeur d’Orly puis, aujourd’hui, de Roissy-CDG.

Toutes mes félicitations à Philippe Crébassa et tous mes vœux de réussite pour son mandat.

Aéroport Toulouse-Blagnac : Charles Champion nommé Président du Conseil de Surveillance 31.05.2018

Toulouse-Blagnac : Charles Champion, nouveau président du Conseil de surveillance

Charles Champion, qui fut Président d’Airbus Opération SAS jusqu’en 2017, a été nommé mercredi 30 mai Président du Conseil de Surveillance d’Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB), lors d’une assemblée générale d’actionnaires qui a voté la distribution de 13,8 millions d’euros de dividendes.

Toutes mes félicitations à Charles Champion et tous mes vœux de réussite pour ce mandat.