La transition écologique s’organise autour des mobilités : pour la santé et le confort de chacun / publié le 24.09.2019

La transition écologique s’organise autour des mobilités : pour la santé et le confort de chacun / publié le 24.09.2019

La France s’est engagée à une neutralité carbone à l’horizon 2050, ce qui veut dire que nous devrons ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que le pays ne peut en absorber, grâce notamment à ses forêts ou à ses sols. Dans notre pays, près du tiers des émissions de Gaz à Effet de Serre proviennent des transports qui contribuent aussi de façon importante à la pollution de l’air aux NO2 et aux particules fines. Nous ne pouvons imaginer l’avenir sans traiter des transports et ré-interroger nos modes de vie et mobilités.

Nous sommes à un moment d’une injonction forte à la mobilité ou dans toutes nos organisations de vie, chaque moment doit être actif. Dans le même temps les enquêtes témoignent que dans notre monde occidental, 90% des personnes aimeraient ralentir le rythme de leur vie. Dit autrement, il s’agirait de bouger plus et de moins se déplacer en regroupant ses activités quotidiennes sur nos territoires de vie.

Une étude menée pour la SNCF abonde dans ce sens, en ce qu’elle montre que pour atteindre le facteur 4, c’est-à-dire la réduction par quatre des émissions de CO2 de notre pays à l’horizon 2050, entre l’ultra-mobilité, l’alter-mobilité et la proxImobilité, seule cette dernière permet d’y répondre.

L’urbanisme fera partie des solutions à tous ces changements, mais reste qu’aujourd’hui, le constat est, que certains de nos territoires n’ont aucune alternative à la voiture, que dans les métropoles certaines offres d’emploi ne peuvent être pourvues du fait d’une offre de transports non adaptés, que dans les métropoles la part modale de la voiture reste élevée. A Toulouse elle est de 60% pour une distance moyenne parcourue de 7km et 40% des trajets de moins de 3 km sont réalisés en voiture.

Nous devons dès maintenant répondre à tous les cas pour favoriser le report modal vers les transports collectifs et les mobilités actives. C’est là l’objectif de la Loi d’Orientation des Mobilités, dite LOM, qui vient d’être votée en seconde lecture à l’assemblée nationale et qui est pensée comme une boîte à outils avec 4 objectifs :

  • Apporter à tous et partout des solutions alternatives à la dépendance à l’usage individuel de la voiture
  • Développer l’innovation et les nouvelles solutions de mobilité qui doivent être mises au service de tous
  • Réduire l’empreinte environnementale des transports en réussissant la transition écologique dans notre façon de se déplacer
  • Investir davantage dans les infrastructures qui améliorent les déplacements du quotidien.

Deux points m’apparaissent comme particulièrement importants :

– L’effort sans précédent que l’Etat va accomplir pour les transports du quotidien, avec une hausse des moyens pour l’entretien des réseaux existants, un investissement dans un plan RER pour les métropoles, le désenclavement des territoires ruraux. Ce sont 13,4 Milliards d’euros qui seront investis sur le quinquennat soit une hausse de 40%par rapport au précédent quinquennat. Madame Elisabeth Borne, alors ministre des transports, a demandé à ce sujet aux gestionnaires d’infrastructure, de lui présenter des schémas directeur des RER sur toutes les agglomérations, dont Toulouse, pour la fin de cette année. Je porterai attention sur le fait que les projets proposés soient à la hauteur des ambitions portées par le gouvernement et nos concitoyens.

– Le plan vélo, car il s’agit là d’un mode de déplacement bon pour la santé, sans pollution et accessible pour de nombreux déplacements, si les conditions de son usage sont assurés.

La Loi LOM ambitionne de lever tous les freins qui en limitent l’usage :

• Avec la création d’un fonds vélo de 350 millions d’euros qui vient, le 14 septembre dernier, dans le cadre du « Fonds mobilités actives – Continuité cyclables », de financer 152 projets sur 111 territoires pour près de 44 millions d’euros.
• La généralisation progressive du marquage des vélos pour lutter contre le vol
• La création d’un forfait mobilité durable jusqu’à 400 euros
• Le développement de l’apprentissage et d’une culture vélo à l’école.

Sur ce dernier point, nos pratiques dépendent très souvent de nos expériences passées et particulièrement de notre enfance et adolescence. La loi LOM, renforce l’acquisition des compétences du savoir rouler en fin de cycle 3 qui est aujourd’hui validé par l’APER, par une pratique du vélo dans le milieu urbain. Donner l’appétence à nos jeunes pour ce mode de déplacement au travers d’un bon apprentissage de celui-ci est essentiel pour l’avenir. Je ferai la promotion de toutes les ressources disponibles pour faciliter cet apprentissage.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

Loi PMA : le calme avant la tempête ? Quand la loi bioéthique résonne avec l’histoire intime des députés / publié le 23.09.2019

Loi PMA : le calme avant la tempête ? Quand la loi bioéthique résonne avec l’histoire intime des députés / publié le 23.09.2019

Dans le journal L’Opinion, le député LREM de Haute-Garonne, Pierre Cabaré, s’est livré sur son expérience personnelle dans le cadre du débat autour de la loi PMA. En effet, dans l’article de Caroline Vigoureux, plusieurs « députés qui légifèrent sur le projet de loi bioéthique se retrouvent pour certains confrontés à un texte qui fait directement écho à leur histoire personnelle ». C’est le cas pour Pierre Cabaré, mais aussi Gabriel Attal, Jacques Marilossian ou encore Laurence Vanceubrock-Mialon. Des destins de vie en lien avec l’actualité.

A commencer par le député de Haute-Garonne. Dans l’article du journal l’ Opinion, l’ancien prothésiste-dentaire âgé aujourd’hui de 61 ans explique avoir « fait un don de sperme » il y a 30 ans. A l’époque, « l’un de ses frères le lui a demandé comme un service : avec sa femme, il avait recours à une insémination artificielle avec tiers donneur » explique l’article. Et, « le fait pour le couple de se présenter lui-même avec un donneur, lui permettait d’obtenir en priorité un don d’une autre personne. Alors, Pierre Cabaré n’a pas hésité longtemps », nous raconte le député LREM sous la plume de la journaliste Caroline Vigoureux. Trente ans plus tard, il se retrouve à l’Assemblée Nationale pour légiférer sur la loi bioéthique qui prévoit, entre autres, la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes.

Retrouvez l’ensemble du témoignage de Pierre Cabaré et des autres députés sur le site de l’Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/politique/pma-don-sperme-quand-loi-bioethique-resonne-l-histoire-intime-deputes-198291

Le Fonds Mondial reçu à l’Assemblée Nationale à l’initiative de Pierre Cabaré / publié le 13.09.2019

Le Fonds Mondial reçu à l’Assemblée Nationale à l’initiative de Pierre Cabaré / publié le 13.09.2019

« Le fonds mondial est l’une des plus belles choses que les gens aient
jamais faites les uns pour les autres. C’est un vecteur fantastique de
diffusion des traitements et des outils de prévention dont nous disposons
aujourd’hui. Il nous permet de nous assurer que les investissements profitent
à ceux qui en ont le plus besoin » Bill Gates

J’ai ouvert les portes de l’Assemblée Nationale au Fonds Mondial (FM) de passage à Paris. Les échanges ont porté sur les avancées accomplies et les projets restant encore à mener, à cette occasion, les acteurs mondiaux de la solidarité qui luttent contre les maladies majeures qui frappent notre planète ont pu échanger devant la représentation nationale. La date était importante, entre le G7 où des avancées se sont faites sur ce thème et la réunion de Lyon qui aura lieu dans un mois, où chaque pays fixera sa contribution au Fonds Mondial.

Les acteurs majeurs de cette lutte, sans pour autant baisser la garde, restent confiants sur la générosité des principaux intervenant. Ce fond est doté en effet de ressources propres à hauteur de 14 milliards de dollars pour trois ans, il est devenu essentiel pour contribuer à contenir les grandes épidémies mondiales, dont le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose, mais cette liste n’est hélas pas exhaustive. 65% de l’aide se porte sur l’Afrique, où des projets communs et des projets adaptés à chaque pays sont financés par ce fond, mais d’autres acteurs majeurs étaient présents à cette réunion.

Après avoir souhaité la bienvenue à tous les participants, entouré d’élus, dont la Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale Carole Bureau-Bonnard, et les Députés Jean-Luc Lagleize, Jean-François Mbaye, Jean-Louis Touraine, Annie Chapelier et Laurence Vanceunebrock-Mialon, j’ai ouvert la discussion.

Le Directeur Exécutif du « Fonds Mondial », au sortir d’une réunion à l’Elysée, a pu faire part de son enthousiasme pour le combat à mener. Quelques extraits de ses propos : « Le Fonds Mondial est un partenariat conçu pour mettre plus rapidement un terme aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme. En tant qu’organisation internationale, il mobilise et investit chaque année sur des programmes, dirigés par des spécialistes locaux dans plus de 100 pays. » ou encore : « En tant que partenariat entre les autorités publiques, la société civile, les institutions techniques, le secteur privé et les personnes touchées par les maladies, le Fonds Mondial canalise les ressources de la planète pour investir stratégiquement dans des programmes visant à en finir avec les épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme. »

C’est le rôle de cette organisation. Stefano VELLA (Vice-président de Friends of Global Fund Europe) a ensuite pris la parole. Ce professeur Italien, de toutes les luttes, a exposé les problématiques des personnes exclues des traitements du fait de leur sexe, leur origine ou leur genre : « Qu’est-ce qui n’a pas marché dans cette lutte contre la mort ? », « L’évolution en Afrique reste inquiétante », a-t-il poursuivi, « Le manque des droits des discriminés dans le monde y est amplifié, les homosexuels, les transgenres et toxicomanes le subissent plus qu’ailleurs ».

Puis surtout les femmes, qui sont écartées souvent en tant que femmes, surtout les jeunes, les prisonniers aussi : « La lutte contre la maladie par le fond mondial qui verse 55 millions de dollars aux pays les plus touchés a changé le paradigme. On a concentré les programmes et fédéré les actions pour éviter la dispersion ». Ce n’est plus une seule stratégie globale ni l’action de la seule OMS, mais 4 ans de collaborations, de financements, et le financement avance dans la bonne direction en agissant ainsi.

On peut apporter un Service de Santé de qualité pour les jeunes femmes et les victimes de violences sexuelles. La situation des femmes malades du sida reste préoccupante. Le fond mondial travaille pour lutter contre les inégalités en terme d’accès à la santé et aux soins. Malgré les progrès fait par le FM en terme de médicaments, rien n’est encore joué. Un million de nouvelles infections par le VIH chaque année sont à déplorer, car des populations n’ont pas accès aux moyens de prévention, à cause de faits sociaux. Ces populations n’ont pas accès aux soins car elles sont discriminées. Les femmes sont des populations qui ne sont pas incluses dans les populations qui ont un risque d’attraper le sida. De plus ces femmes n’ont pas le pouvoir de se protéger car elles n’ont pas bénéficié d’éducation, ni de pouvoir social.

Au Botswana, le ministère de l’éducation est aussi actif. Les fonds sont mieux dirigés si les autorités locales participent. Le fond Mondial met en place des programmes de prévention pour les femmes, notamment les plus jeunes d’entre-elles, et les agents locaux y prennent part, ce qui est un gage de réussite pour ces programmes. Dans ce cas, le VIH recule. La Zambie, avec une éducation sexuelle et l’éducation des jeunes garçons, change aussi les choses : 5 pays sur 13 ont déjà évolué au travers de ce programme.

Directeur exécutif du Fonds Mondial, Peter Sands a pris la parole : après m’avoir remercié pour avoir organisé cette rencontre, il a tenu à rappeler le rôle de la France : « La voie française soutien historique depuis 2002 tient une place cruciale ». Place spéciale dans lutte contre les 3 épidémies, le Fond doit recueillir les 14 milliards pour réussir, la campagne de collecte débute. 5 pays du G7 ont augmenté leur participation au Fonds Mondial, cela a été concrétisé à Biarritz. « Je remercie la France pour son travail ».

La France finalisera à Lyon son don, et les Etats-Unis le voteront au Congrès, mais c’est en bonne voie… Beaucoup de pays restent à convaincre, les pays scandinaves, les pays du golfe, on y travaille et on a bon espoir. « La France est le second donateur du Fond Mondial, les 14 milliards sont atteints grâce au réseau diplomatique, et l’ardeur de votre Président en témoignent ».

Le vrai message est le suivant : on a besoin de tout le monde pour aider les jeunes femmes, et mettre la barre à 14 milliards, ce n’est rien à l’échelle des vies sauvées ! Mais au Sahel c’est le paludisme qui progresse, malgré nos efforts ! Il faut faire changer cela et réduire les nouveaux cas. « La bataille est engagée. Merci à Pierre Cabaré de la mener avec nous. De nous donner les moyens de nous exprimer en ce mois crucial ». On gagnera contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

J’ai souhaité aller plus loin : « Pensez-vous que les 14 milliards suffiront à mener tous vos programmes dans le monde ? ». Le président m’a répondu : « On espère que les gouvernements des pays concernés feront plus eux aussi. Mais les dons sont importants. Dans le long terme les pays concernés doivent aussi évoluer. La bonne solution est d’investir plus, cela permettra plus d’actions et coûtera moins cher à la fin ».

Le député Mbaye, a posé une question sur les orphelins : « Au Niger comment assurer leur scolarité, ils sont victimes de la disparition de leurs parents et restent sans avenir ? ». La réponse reste à écrire, il a permis à tous d’entrer dans la réflexion.

L’Agence française de développement, représentée par Christophe Paquet, à son tour, a fait part des initiatives prises. Ils ont contribué à renforcer les capacités nationales. Parfois un hôpital de brousse, ailleurs un dispensaire. Mais le bilan reste encore catastrophique. L’OMS estime que 15 % de ces pays n’ont pas le minimum requis ni les ressources humaines. « Et la prise en charge des femmes reste le problème, l’exemple d’un pays où le salaire est de 60 euros mensuel et où une césarienne coûte 200 euros en dit long. »

Il a présenté « C’est la vie », un projet pédagogique novateur. « On travaille avec le fond mondial pour créer des synergies, pour améliorer et compléter les programmes ». Un exemple, le médicament 4 en 1, pour faciliter les prises pour les personnes affectées qui renoncent parfois à se soigner. Le professeur Italien a exhorté à ne surtout pas reproduire nos erreurs, pas trop centraliser et travailler avec les patients… une piste pour l’intégration des soins du sida.

Eric Fleutelot, Directeur Technique du Pôle « épidémie Initiative 5% » : pour cet organisme qui collabore avec le Fonds Mondial, la contribution est importante, mais 5% reste en France. Il faut convaincre les populations fragiles. Les minorités, le milieu des prisons, le fléau de la drogue, le mépris des transgenres, toute les discriminations qui s’imposent à tous les niveaux. Cela de fait favorise le développement du VIH. Il faut une forme d’assurance technique et des projets catalytiques tout au long du projet, pour cibler sans pour autant créer des inégalités. Il a pris l’exemple du Paludisme chez les femmes isolées non suivies, il faut savoir s’adapter à ces réalités.

Florence Thune, pour Sidaction : l’association a milité pour une approche globale et pour l’éducation médicale. Les associations sont mobilisées en Afrique pour prendre en charge l’environnement de la maladie. Le Fonds Mondial est allé bien au delà en finançant des médiateurs de santé et c’est une bonne chose pour offrir un milieu sécurisé. Les jeunes femmes et leur indépendance, reste un problème. Même en France, le problème est posé. En Afrique, on assiste à des grossesses non désirées d’adolescentes, parfois juste pour prouver leur rôle social. Ici le sida n’est pas en régression, les jeunes homosexuels en sont victimes, et des progrès restent à faire dans tous les domaines. Sur la prévention, le dépistage, l’usage du préservatif, on recule. « Les jeunes sont mal informés, le numérique informe mal ! Des réponses sont nécessaires. Les jeunes doivent être notre priorité. Il faut reconnaître que l’école a perdu sa place sur l’information. » Ce recul se retrouve hélas même pour le taux de vaccinations, et c’est inquiétant.

Heather Doyle, du Fonds Mondial, a voulu elle aussi apporter son témoignage : beaucoup reste à faire, mais les actions menées sont de belles avancées à porter au crédit du « Fonds Mondial ». Les jeunes filles doivent aujourd’hui bénéficier de programmes de soin,  d’informations, et d’éducation. Tout ceci est mis en place par le Fonds Mondial.  Il est présent dans de nombreux pays d’Afrique où des collaborations sont mises en place pour prévenir et informer les adolescents. « La France a toujours était un soutien du fond mondial. Soutien historique. De grands progrès ont été accomplis,mais pas suffisants pour éradiquer les épidémies d’ici 2030. »

L’OMS considère que 22 pays dans le monde n’ont même pas les fondations de service de santé. Il y a le manque de ressources humaines. L’un des problèmes de l’accès aux femmes est souvent l’accueil. C’est important car dans les dispensaires en Afrique, 80% des gens qui font la queue sont des femmes. Le fond mondial va au delà de la prise en charge médicale, en finançant des médiateurs de santé. Hélas, aujourd’hui on préfère financer un traitement qu’un médiateur. De cela, il en résulte un accroissement de patients mis sous traitement, de par la baisse du nombre de médiateurs.

Un autre intervenant a souligné une situation tendue en Guyane : situation difficile avec 50% de jeunes et 30% d’immigrés, et du fait de la géographie, une densité médicale faible. C’est aussi le lot des violences et relations non consenties qui nous préoccupe. Il ne faut pas seulement des médecins pour intervenir, il faut également des Médiateurs de santé a conclu l’intervenant.

Stéphanie Seydoux, ambassadrice en Charge de la Santé Mondiale : « la Conférence le 10 octobre 2019 à Lyon sera importante », a-t-elle annoncé. La Présidence française du G7 a rassemblé et abordé les questions majeures, comme la  problématique sur le genre qui est une question dans les réponses de santé. Le Fonds Mondial est le premier fond de lutte contre les inégalités.  Cela passe par l’éducation des jeunes filles, dans certains pays. Le Sahel est une grande préoccupation. « On est au lendemain de Biarritz et à un mois de la conférence du Fond mondial de Lyon. »

Le tiers du travail est fait. Notre Président y a fortement contribué durant le G7. L’assemblée générale des Nations Unies va à son tour aborder le sujet. La France avec le Président Macron portera une parole attendue devant les nations unies, avant la conférence de Lyon. « En octobre 2019, Emmanuel Macron accueillera la sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial à Lyon ». Les jeunes femmes sont l’enjeu majeur, les discriminations ne le sont pas moins. A New York ce sera pour notre combat un autre temps fort. Les donateurs privés, les institutions et les représentants des Nations donatrices, à Lyon, auront en mémoire cette approche sur le genre et sur les discriminations. La France y est particulièrement attentive. On n’est pas à un mauvais moment, mais ce n’est pas encore gagné !

Merci aux élus de nous recevoir, et je suis confiante si chacun est au rendez-vous. Les questions au gouvernement qui reprenaient ont mis fin à cet échange. Il a permis à chacun d’exprimer son point de vue, et constater le soutien fort et indéfectible de la Représentation Nationale pour les combats qui sont menés par ces organisations.

Pierre Cabaré / député de la Haute-Garonne

Marche du 27 janvier 2019 : position de La République En Marche 24.01.2019

Communiqué – Marche du 27 janvier : position de La République En Marche !

24 janvier 2019 – La République En Marche n’appellera pas à manifester le 27 janvier mais redoublera d’efforts pour assurer la réussite du débat.

 

La “marche républicaine des libertés” qui se tiendra le 27 janvier 2019 à l’initiative de deux collectifs citoyens, vise à défendre nos institutions et notre démocratie, après des semaines de manifestations ayant parfois donné lieu à des scènes de violence intolérables. La République En Marche est sensible à cette initiative et partage les valeurs qu’elle défend. A l’instar des organisateurs de la marche, le mouvement condamne sans réserve les atteintes graves dont nos forces de l’ordre et notre République ont fait l’objet. Nous les distinguons aussi de colères, parfois légitimes, qui se sont exprimées dans la rue.Face à celles-ci, plusieurs choix s’offrent à nous. Nous faisons celui du dialogue et de l’apaisement.

C’est tout l’objet du Grand Débat National, lancé par le Président de la République. Une semaine après son lancement, près de 600 réunions sont déjà programmées à travers la France, dont près de la moitié à l’initiative de citoyens. Cet exercice inédit doit nous permettre de dépasser nos divisions et de nous réunir.

La réussite de ce Grand Débat est notre priorité. Une occasion unique nous est donnée d’écrire une nouvelle page de notre histoire, ensemble. C’est pourquoi, tout en respectant la liberté de chacun de s’y rendre, La République En Marche n’appellera pas à manifester le 27 janvier mais redoublera d’efforts pour assurer la réussite du débat.

« Je partage les valeurs portées par les organisateurs de ce mouvement et comprends le besoin d’exprimer son refus de la violence et de défendre notre République. Nous sommes nombreux à le ressentir. En tant que Délégué général de la première force politique de notre pays, mon rôle n’est pas d’apporter de la confusion. Appeler à manifester dimanche aurait pour conséquence d’encourager la logique du “camp contre camp”. Je souhaite que La République En Marche et ses adhérents consacrent toute leur énergie au service de la réussite du Grand Débat. Nous avons là une opportunité unique de soutenir notre démocratie, de nous rassembler et de construire notre avenir ensemble. Notre position sera toujours celle du rassemblement des Français » a déclaré Stanislas Guerini, Délégué général de La République En Marche.

L’équipe de La République En Marche

« Ce qui change en 2019 » : la nouvelle campagne de communication de LaREM 18.01.2019

« Ce qui change en 2019 » : la nouvelle campagne de LaREM

18 janvier 2019 – Une campagne de grande ampleur. Dès ce week-end, le mouvement va distribuer près d’1 million de tracts listant certains des changements qui interviendront dès cette année grâce au projet de l’exécutif et incitant les Français à participer au Grand Débat.

Alors que le Président de la République a lancé le Grand Débat National en compagnie des maires ce mardi 15 janvier, c’est dans la rue que La République En Marche passe à l’offensive. Le mouvement vient en effet de lancer une campagne avec près de 400 000 affiches et 1 million de tracts.

Avec une accroche « Rien ne change ?! La preuve que si », les supports rappellent quelques-unes des avancées (à retrouver ci-dessous) du Gouvernement qui sont déjà effectives ou le seront en 2019 : un travail qui paie mieux, une transition écologique en marche, une meilleure protection des plus fragiles et une fiscalité plus simple et plus juste… L’occasion aussi d’inciter tous les Français à participer au Grand Débat National, une chance unique de transformer les colères en solutions.

Cette campagne se déroulera durant les 3 prochains week-ends, sur le terrain. Des opérations de tractage sont déjà prévue dans toute la France. Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire pour participer à l’une d’entre elles en vous rendant sur en-marche.fr/evenements.


RIEN NE CHANGE LA PREUVE QUE SI.

LE TRAVAIL PAIE MIEUX

  • +100 € pour les salariés au SMIC grâce à l’augmentation de la prime d’activité.
  • Heures supplémentaires : 0 impôt et 0 charge.
  • Augmentation de la rémunération des policiers et gendarmes.
  • Suppression des charges sur les primes d’intéressement versées aux salariés dans les PME.

LA FORMATION EST FACILITÉE

  • On peut désormais se former en apprentissage jusqu’à 30 ans.
  • Une aide de 500 € aux apprentis pour passer le permis de conduire.

POUR NOS AÎNÉS

  • Annulation de la hausse de la CSG pour les retraités percevant moins de 2000€/mois.
  • 54 € par mois pour un couple de retraités modestes grâce à l’augmentation du minimum vieillesse.

LES PLUS FRAGILES SONT MIEUX PROTÉGÉS

  • Le chèque énergie augmente de 50 € et bénéficie à plus de 5,8 millions de foyers.
  • Fini la justification de son handicap : droits à vie pour les personnes avec un taux d’incapacité de plus de 80% et dont l’état ne peut s’améliorer.

LA FISCALITÉ EST PLUS SIMPLE ET PLUS JUSTE

  • Un impôt plus simple grâce au prélèvement à la source sur vos revenus chaque mois.
  • Les géants du numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon) vont payer leurs impôts en France.

LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE EST EN MARCHE

  • Jusqu’à 5 000 € de prime si vous changez de voiture pour un modèle plus propre.
  • Les particuliers ne peuvent plus acheter de produits contenant du glyphosate en magasin.

ENSEMBLE, ALLONS PLUS LOIN. VOUS AVEZ DES IDÉES ?

Exprimez-vous ! C’est l’enjeu du Grand Débat que le président de la République vient de lancer dans tout le pays. Ce débat est une opportunité unique pour chacun d’entre nous de redevenir maître de notre destin. Saisissons-là.

Zoom sur le projet de réduire le nombre de députés en France 16.01.2019

Décryptage : le nombre de députés en France

16 janvier 2019 – La baisse d’un tiers du nombre de députés ? 82 % des Français y sont favorables selon un sondage du JDD. Aujourd’hui, ils sont 577 à siéger à l’Assemblée Nationale. Peut-on réduire ce chiffre tout en assurant une bonne représentativité des territoires ?

Ce sera l’un des sujets abordés lors du grand débat national. La réduction d’un tiers du nombre de parlementaires est d’ailleurs la mesure qui rassemble le plus les Français selon un sondage IFOP pour le JDD publié le 6 janvier 2019 : 82% y sont favorables. Pour comparaison, le vote blanc et le référendum d’initiative citoyenne obtiennent, eux, 80% d’avis favorables.Les députés sont aujourd’hui 577 dans l’hémicycle.En 2018 en France, on compte un député pour 118 000 habitants. Un chiffre qui pourrait passer à environ 160 000 si la réforme était adoptée.


Le nombre de députés sous la Vème République

Depuis 1958, le nombre de députés a varié entre 482 et 579.

Il n’a baissé qu’une seule fois durant cette période : en 1962, l’Assemblée Nationale voit passer son nombre de députés de 579 à 482 à cause de la disparition des représentants de l’Algérie et du Sahara.

Cela fait plus de 20 ans qu’il n’a pas changé : il est de 577 depuis 1986. A l’époque, le nombre de sièges augmente dans une cinquantaine de départements pour mieux refléter l’évolution de la démographie française. Mais il n’y aucune suppression dans les départements dont la population a diminué.

Depuis, la population française a augmenté de 15% et le nombre de députés est resté fixe.

Ce nombre est composé de :

  • 566 élus pour les circonscriptions de France métropolitaine et d’Outre-mer
  • 11 sièges pour les Français de l’étranger

Depuis la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, ce nombre est fixé par la Constitution comme un maximum.


La réforme constitutionnelle à venir

C’était l’une des promesses de la campagne d’Emmanuel Macron. Elle devait commencer à être étudiée à l’Assemblée nationale le 14 janvier prochain mais le Président a décidé d’attendre la tenue du grand débat national pour l’aborder afin de pouvoir tenir compte des avis et propositions des Français à ce sujet.

Au moment des premières discussions, on parlait d’une réduction du nombre de députés d’environ 30%. On serait alors passé de 577 à 404 députés dès les élections législatives de 2022. A noter que les sénateurs seraient également concernés. Leur nombre passerait de 328 à 244.

Les conséquences envisagées de cette réduction :

  • Le renforcement de l’efficacité des parlementaires, notamment dans leur capacité de contrôler l’action gouvernementale.
  • Le redécoupage et l’agrandissement des circonscriptions. Le Premier ministre avait alors déclaré que cette baisse se ferait « dans des conditions qui garantissent les représentations de tous les départements et tous les territoires ». Dans son programme, Emmanuel Macron expliquait également que chacun bénéficierait de moyens supplémentaires pour faire leur travail.
  • Certains opposants à cette réforme alertaient sur le fait que les députés restants auraient beaucoup plus de mal à aller sur le terrain ce qui accentuerait l’impression de déconnexion des élus.

Et ailleurs ?

 En Europe, la France arrive au 4ème rang des pays ayant le plus de députés.

 Allemagne : 709 députés
 Royaume-Uni : 650 députés
 Italie : 630 députés
 France : 577 députés
 Espagne : 350 députés
 Portugal : 230 députés
 Belgique : 150 députés

 Les partisans de la baisse du nombre de députés comparent souvent la situation de la France à celle des États-Unis : la chambre des représentants est composée en effet de 435 « députés » pour 325 millions d’habitants, soit un représentant pour plus de 600 000 administrés. Mais il ne faut pas oublier que les États-Unis sont composés de 50 États avec une décentralisation beaucoup plus marquée qu’en France.


Une baisse inédite ?

 La Hongrie est le seul pays à avoir réduit son nombre de parlementaires aussi drastiquement : en 2014, ils sont passés de 386 à 199 soit une baisse de 48%.

 L’Italie a tenté de faire la même chose en 2016. Le gouvernement de Matteo Renzi avait proposé de passer de 951 à 600 parlementaires (sénat + chambre des députés), soit une baisse de 37%. Le projet de réforme a été rejeté par référendum en décembre 2016.

Quelle sera la trajectoire de la France ? Réponse après le grand débat national.

 

 

 

Prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu : ce qui s’est passé ce 15 janvier 2019 15.01.2019

Prélèvement à la source : ce qui s’est passé ce 15 janvier

15 janvier 2019 – Ce mardi 15 janvier, 13,5 millions de foyers ont été débités ou crédités directement sur leur compte bancaire dans le cadre de la mise en place du prélèvement à la source. On vous explique.

 

Après le test des pensions de retraite, le prélèvement à la source a franchi une nouvelle étape ce 15 janvier. Des millions de contribuables ont, soit reçu une avance, soit été débité d’un acompte, directement sur leur compte bancaire. Et parfois même les deux. Dans quelle situation vous trouvez-vous ?

Vous avez reçu une avance

Qui est concerné ?

Les contribuables qui ont déclaré en 2017 :

  • des dons
  • l’emploi d’un salarié à domicile
  • des frais de garde d’enfant
  • des frais d’hébergement en Ehpad
  • un investissement locatif (Duflot, Pinel, Scellier, DOM, Censi Bouvard)
  • des cotisations sociales

A quoi ce versement correspond-il ?

Il s’agit d’une avance de 60% sur les réductions et les crédits d’impôts. En moyenne, elle sera de 627€.

Comment identifier ce prélèvement ?

Sur votre relevé de comptes, il apparaîtra avec le libellé « CREDIMPOT A LA SOURCE ». L’émetteur ? « Direction Générale des Finances Publiques ».

Et si l’administration fiscale n’a pas mes coordonnées bancaires ?

Les foyers concernés qui n’ont pas donné leurs coordonnées bancaires devraient recevoir une lettre-chèque à la fin du mois de janvier.

Pourra-t-on me réclamer cette somme en cas d’erreur ?

Oui, car même si cette avance est calculée grâce à la déclaration de revenus de 2017, elle concerne les dépenses effectuées en 2018. Son montant sera donc régularisé cet été suite à la prochaine déclaration de revenus (2019 portant sur 2018).


Vous avez été débité d’un acompte

Qui est concerné ?

  • Les travailleurs non-salariés et notamment les indépendants, les professions libérales, les commerçants, les artisans ;
  • Les contribuables touchant des revenus versés par des organismes qui ne collectent pas l’impôt (pensions alimentaires, revenus fonciers…)
  • Les salariés qui travaillent chez un particulier-employeur

A quoi ce prélèvement correspond-il ?

A l’impôt dû en janvier. En moyenne, il sera de 380 €.

Comment identifier ce prélèvement ?

Sur votre relevé de comptes, il apparaîtra avec le libellé « Prélèvement à la source revenus 2019 ». L’émetteur ? « Direction Générale des Finances Publiques ».

Et si l’administration fiscale n’a pas mes coordonnées bancaires ?

Vous recevrez alors une lettre de relance pour vous inviter à payer en ligne. Si jamais vous aviez déjà opté pour un prélèvement d’acompte à un rythme trimestriel, vous serez alors prélevés le 15 février.

 Pour toutes questions, les contribuables peuvent appeler le numéro d’appel gratuit dédié au prélèvement à la source : 0 809 401 401 ou se rendre sur le site du ministère de l’Économie.

 

 

 

Les questions que pose Emmanuel Macron dans sa « Lettre aux Français » 14.01.2019

Lettre aux Français : les questions que pose Emmanuel Macron

14 janvier 2019 – Pour cadrer le grand débat national qui débute ce 15 janvier, Emmanuel Macron a adressé une lettre à tous les Français. Il y pose de nombreuses questions qui devraient être débattues dans les prochaines semaines.

 

Fiscalité et dépenses publiques

  • Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
  • Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?
  • Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?
  • Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Organisation de l’Etat et des services publics

  • Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? À quels niveaux et pour quels services ?
  • Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?
  • Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

Transition écologique

  • Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
  • Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?
  • Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?
  • Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos agriculteurs et nos industriels ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Démocratie et citoyenneté

  • Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?
  • Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?
  • Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?
  • Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?
  • Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?
  • Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?
  • Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?
  • Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
  • Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Édouard Philippe : « Accélérer les mesures permettant d’augmenter le pouvoir d’achat » 17.12.2018

Édouard Philippe aux Échos : « Accélérer les mesures. »

17 décembre 2018 – Dans une interview publiée ce dimanche 16 décembre par Les Échos, le Premier ministre Édouard Philippe a détaillé les modalités des mesures annoncées par le président de la République.

Sur l’expression de « tournant social »

« Il n’y a pas de tournant. Il y a un changement de méthode. L’objectif reste de créer plus de richesse, de réduire le coût du travail, d’être plus compétitifs, de tenir nos comptes publics. Nous allons accélérer les mesures qui permettent de distribuer du pouvoir d’achat tout en conservant celles qui améliorent la compétitivité des entreprises. »

Sur la prime exceptionnelle versée par les entreprises

« Pour les salariés, la prime exceptionnelle va bien plus loin que ce qui a été fait par le passé. Elle sera totalement défiscalisée (impôts, charges sociales, CSG-CRDS), jusqu’à un montant de 1.000 euros, pour les salariés qui gagnent moins de trois fois le SMIC. Cette prime pourra être versée librement par l’entreprise, dans des conditions simples et lisibles. J’ai déjà vu beaucoup d’entreprises dire se saisir de cette opportunité, et pas uniquement des grands groupes comme Total ou Orange. »

Les heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées

« Nous avons fait le choix d’une défiscalisation, en plus d’une suppression de cotisations, pour que l’impact sur le pouvoir d’achat des salariés soit maximal. Le gain s’élèvera à 400 euros par an en moyenne. »

A propos de l’augmentation de 100 euros du SMIC :

« Dès le 5 février, la prime sera versée pour compléter le salaire de janvier et atteindre ainsi la hausse de 100 euros. Elle permet de tenir compte des éléments de justice sociale, et notamment de l’ensemble des revenus du foyer. »

« Nous allons élargir le nombre de foyers éligibles, qui passera de 3,8 millions à 5 millions. Car cette réforme va bien au-delà des personnes qui sont juste au SMIC : tous les salariés célibataires sans enfant auront 100 euros de plus jusqu’à 1.560 euros net de revenus. Avec un enfant, une mère célibataire, et elles sont nombreuses sur les ronds-points, pourra percevoir la prime jusqu’à 2.000 euros de salaire. Un couple de deux enfants, dont l’un gagne le smic et l’autre 1.750 euros, verra ses revenus augmenter de 200 euros. Par ailleurs, utiliser la prime d’activité permet aussi d’inclure les indépendants et les fonctionnaires dont les rémunérations sont proches du smic. »

« Cela peut paraître étonnant, mais 1,2 million de salariés autour du Smic se trouvent dans les 30 % des foyers Français les plus aisés. »

Sur l’annulation de la hausse de la CSG

« Nous avions un dispositif dans lequel 60 % des retraités étaient touchés par l’augmentation de CSG. Nous revenons sur cette situation et nous allons faire en sorte que seuls 30 % des retraités soient concernés par cette augmentation qui, je le répète, finance la baisse de cotisations et donc le pouvoir d’achat des salariés. »

Sur le coût des mesures

« Les mesures annoncées par le président vont coûter de l’ordre de 10 milliards d’euros. Nous assumons une légère augmentation du déficit du fait de l’accélération de la baisse des impôts. Mais nous faisons attention aux comptes publics, et nous prenons une série de mesures, sur les entreprises et sur les dépenses, de l’ordre de 4 milliards. Cela devrait permettre de contenir le déficit à environ 3,2 % pour 2019. »

La crise sociale, et après ?

« Notre objectif est de continuer à transformer, à moderniser le pays, à répondre à des questions qui sont posées depuis trop longtemps. Cette période montre même la nécessité de ne pas rester immobile. »