Proposée initialement par mon collègue Député Philippe Folliot, 35 députés -dont moi-même- ont cosigné la tribune dont le texte suit, adressée à Mme Roxana Maracineanu, Ministre des Sports, afin d’accélérer la réouverture des matchs de rugby au public :

« Dans le cadre de nos échanges avec les ligues sportives professionnelles, notamment la Ligue Nationale de Rugby, et l’Union des Clubs Professionnels de Rugby, nous souhaiterions attirer votre attention sur deux sujets essentiels évoqués lors de nos dernières réunions : la sécurisation de l’activité partielle durant la période de reprise progressive dans les clubs et l’indispensable reprise des rencontres avec du public dans le respect d’un protocole sanitaire. La sécurisation de l’activité partielle durant la période de reprise progressive dans les clubs Depuis quelques jours, les clubs de rugby professionnels ont démarré une lente reprise de leur activité sportive avec pour objectif la tenue, au début du mois de septembre, des premières rencontres des championnats 2020-2021 du Top 14 et de la ProD2. A cette date, après six mois d’interruption sans matchs et un confinement qui aura laissé des traces, les joueurs renoueront avec la compétition après avoir suivi un protocole médical de reprise élaboré par la Commission médicale de la Ligue Nationale de Rugby et validé par votre Ministère. D’ici la reprise des matchs, le temps de travail des sportifs salariés des clubs va ainsi progressivement tendre vers un retour au temps complet. Très tôt, le Sport a été identifié comme un secteur d’activité qui devait bénéficier d’une prolongation du dispositif d’activité partielle jusqu’en septembre. Dans ce cadre, pour répondre au mieux à la situation des clubs professionnels, et sécuriser leur structure économique, une application pragmatique et réelle du dispositif d’activité partielle, de façon décroissante, au fur et à mesure de la montée en charge de la préparation de la préparation des effectifs à la reprise des matchs est nécessaire. L’indispensable

reprise des rencontres avec du public dans le respect d’un protocole sanitaire. Le modèle économique du rugby se rapproche de celui du spectacle vivant. Contrairement au football, les recettes des clubs professionnels dépendant, en majorité, de la présence du public et des partenaires lors des jours de matchs (en effet, les droits télévisuels ne représentent que 20% des recettes alors que les partenariats représentent, par exemple, 50% des recettes et sont soutenues majoritairement par un tissu de TPE et PME locales).à traverser les premiers mois de crise. Or, il est possible pour ne pas dire très probable qu’en septembre, si le huis clos ou la jauge réduite venaient à être décidés, les clubs se retrouvent en grand danger. Ce serait alors la pire des situations pour le rugby puisque les clubs seraient alors dans l’incapacité de commercialiser partenariats, hospitalités et billetterie dans les prochaines semaines. Dans ce cadre, et dans l’optique des annonces du 22 juin prochain, les clubs professionnels ont besoin d’une lisibilité qui leur permettrait d’organiser au mieux leur activité économique liée à la reprise de la compétition. D’ores-et-déjà, le rugby professionnel, anticipant la reprise, travaille sur un protocole sanitaire d’organisation de rencontres dans une optique de jauge maximale de l’infrastructure sportive (désignation d’un « référent sanitaire » au sein de chaque club, redéfinition des accès et espaces, détection et prise en charge des cas suspects, digitalisation des services aux publics et sanctuarisation Joueurs et Officiels). Ainsi, accueillir du public et les partenaires est une priorité des clubs. Dans le cas contraire, ils seraient rapidement placés en faillite un plan massif de soutien serait alors nécessaire pour le rugby professionnel. Nous restons, bien entendu, à votre disposition pour échanger et travailler sur l’ensemble de ces éléments ».

Les 35 cosignataires de cette tribune :

Louis ALIOT, Député des Pyrénées-Orientales ; Emmanuelle ANTHOINE, Députée de la Drôme ; Philippe BONNECARRERE, Sénateur du Tarn ; Gilbert BOUCHET, Sénateur de la Drôme ; JeanClaude BOUCHET, Député du Vaucluse ; Fabrice BRUN, Député de l’Ardèche ; Pierre CABARE, Député de Haute-Garonne ; Sébastien CAZENOVE, Député des Pyrénées-Orientales ; JeanCharles COLAS-ROY, Député de l’Isère ; Olivier DAMAISIN, Député du Lot-et-Garonne ; Nathalie DELATTRE, Sénatrice de la Gironde ; Vincent DESCOEUR, Député du Cantal ; Jeanine DUBIE, Députée des Hautes-Pyrénées ; Christophe EUZET, Député de l’Hérault ; Jean-Luc FUGIT, Député du Rhône ; Romain GRAU, Député des Pyrénées-Orientales ; Jean-Luc LAGLEIZE, Député de Haute-Garonne ; Michel LAUZZANA, Député

du Lot-et-Garonne ; Rachel MAZUIR, Sénateur de l’Ain ; Brigitte MICOULEAU, Sénatrice de Haute-Garonne ; Jean-Michel MIS, Député de la Loire ; Patricia MIRALLES, Députée de l’Hérault ; Jérôme NURY, Député de l’Orne ; Alain PEREA, Député de l’Aude ; Patrice PERROT, Député de la Nièvre ; Jean-François PORTARRIEU, Député de Haute-Garonne ; Alain RAMADIER, Député de Seine-Saint-Denis ; Didier RAMBAUD, Sénateur de l’Isère ; Mireille ROBERT, Député de l’Aude ; Cédric ROUSSEL, Député des Alpes-Maritimes ; Jean-Bernard SEMPASTOUS, Député des Hautes-Pyrénées ; Valérie THOMAS, Députée du Puy-de-Dôme ; Alexandra VALETTA-ARDISSON, Députée des Alpes-Maritimes ; Pierre VATIN, Député de l’Oise ; Michel ZUMKELLER, Député du Territoire de Belfort.

Pierre Cabaré / Député de la Haute-Garonne

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